Tous au secours du lièvre

Chasseurs plantant des arbustes

Des chasseurs qui viennent en aide aux lièvres. Ils étaient une trentaine de chasseurs et de candidats-chasseurs samedi à s’être mobilisé dans un champ situé entre Pleigne et Bourrignon. Leur objectif : reconstituer des haies.

2000 plants ont été mis en terre sur près de 10 hectares de terrain. Cette action avait lieu dans le cadre de mesures de préservation du lièvre sur sol jurassien. Les effectifs de cet animal ont en effet diminué dans le canton pour atteindre un seuil critique de deux individus par kilomètres carrés. L’extension de l’agriculture est en cause.

 

Les lièvres mais pas seulement

Il faudra attendre deux à cinq ans pour que les bosquets atteignent leur taille idéale. Le but est qu’ils soient le plus touffus possible pour permettre aux lièvres de se protéger et ainsi de favoriser leur reproduction. Plusieurs espèces sortiront de terre comme le chèvrefeuille, l’épine noire, l’églantier, l’aubépine ou encore le noisetier.

Ce florilège de végétaux profitera aux lièvres mais aussi à beaucoup d’autres animaux comme les pies-grièches et les passereaux.

 

Pourquoi des chasseurs ?

Chasseurs et candidats-chasseurs ont donc mis la main à la pâte dans l’espoir de changer la tendance. Dans le cadre de leur activité, les chasseurs ont l’obligation d’effectuer des actions pour la nature. Mais pour Jean-Luc Berberat, secrétaire de la Fédération cantonale jurassienne des chasseurs, « un chasseur n’a pas que pour objectif de tirer un animal. La notion de préservation de l’environnement est importante, car sans gibier il n’y a pas de chasse ». /jsr


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