Mavalau : toujours en discussion

Un non unanime. Le Cras de Mavalau, un lieu-dit aux abords de la sortie Porrentruy-Ouest de ...
Mavalau : toujours en discussion

le site de Mavalau Le site de Mavalau se situe entre l'autoroute et une forêt.

Un non unanime. Le Cras de Mavalau, un lieu-dit aux abords de la sortie Porrentruy-Ouest de l’A16 entre Courtedoux, Porrentruy et Fontenais, pourrait accueillir les gens du voyage. Cette solution d’urgence et non définitive a été prise par le Gouvernement mardi. Michel Thentz, le ministre des communes, a donné quelques informations aux maires des trois communes vendredi après-midi. Pour le moment, les exécutifs refusent ce projet. Mais les maires sont d’accord de revoir le ministre pour poursuivre le débat. Un nouveau rendez-vous doit avoir lieu lundi.

Une solution temporaire, mais jusqu’à quand ?

C’est une solution d’urgence. Michel Thentz l’a rappelé vendredi après-midi : le site de Mavalau accueillerait les gens de voyage pour une durée déterminée. Par contre, il est pour l'instant impossible de savoir jusqu’à quand. Les maires des communes de Fontenais, Porrentruy et Courtedoux se posent d’ailleurs cette question. A Bassecourt, l’aire d’accueil temporaire est ouverte depuis 15 ans, mais elle doit être fermée dans les jours à venir.

Le Gouvernement a choisi le Cras de Mavalau, car il est propriétaire du terrain. Il se situe à proximité immédiate de l’autoroute. Le lieu se trouve dans un bas-fond entre la forêt et l’A16. Il n’y a qu’un seul accès, ce qui facilite les contrôles. Au maximum, une trentaine de caravanes pourrait y stationner.

Mais les maires, Pierre-Arnauld Fueg, François Minger et Yves Daucourt, ont refusé ce projet vendredi après-midi. Le ministre s’est engagé personnellement : la zone n’accueillera personne avant que le canton et les communes ne tombent d’accord. Les trois exécutifs communaux acceptent donc de poursuivre le débat lundi après-midi. Le ministre Michel Thentz n’appréhende pas cette nouvelle réunion. Il estime que, dorénavant, « nous allons vers de la construction ». Mais le temps presse puisque les gens du voyage n’auront plus d’aire d’accueil. Toujours selon le ministre, il faut éviter des implantations sauvages pour l’ensemble des communes.

Une communication problématique

La communication pose également problème dans ce dossier. Les maires ont été prévenus jeudi que le Gouvernement souhaitait les rencontrer lundi après-midi. Ceci pour aborder l’implantation des gens du voyage. Le même jour, le site de Mavalau aurait déjà accueilli les premières caravanes. Les quelques travaux ont d’ailleurs été réalisés ces derniers jours. Une démarche qui a déplu aux exécutifs communaux. Le ministre des communes, Michel Thentz, explique que le choix s’est fait dans l’urgence, suite au refus de la population à Bure. Il s’agissait de « donner du rythme » à cette démarche. De plus, le canton est propriétaire du terrain et Michel Thentz rappelle que « les conditions d’accueils sont tout à fait cadrées ». Le Gouvernement a estimé qu’il était possible d’ouvrir la nouvelle aire et avertir les maires au même moment.

Un débat nourri

Selon les maires et le ministre, cette première séance de travail s’est bien déroulée. Le débat a été nourri et chacun a pu expliquer sa position. La prochaine séance, programmée lundi, doit permettre de poursuivre le dialogue. Les communes arriveront avec des conditions, notamment avertir les populations avant l’ouverture de cette aire d’accueil. Si le canton y répond favorablement, les exécutifs communaux pourraient entrer en négociation. Mais comme l’ont rappelé les trois maires, « nous n’en sommes pas encore là ! ». /nqu


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