Positions inchangées sur l’aire d’accueil de Mavalau

Un bras de fer entre les communes et le canton. Les maires de Courtedoux, Fontenais et Porrentruy ...
Positions inchangées sur l’aire d’accueil de Mavalau

le site de Mavalau

Un bras de fer entre les communes et le canton. Les maires de Courtedoux, Fontenais et Porrentruy et les ministres, Michel Thentz pour les communes, et Philippe Receveur en charge de l’équipement, ont poursuivi lundi la discussion sur le projet d’implantation d’une aire d’accueil provisoire pour les gens du voyage à Mavalau, un terrain à la sortie Porrentruy-Ouest de l’A16. Une première séance s’est tenue en urgence vendredi suite aux informations divulguées dans la presse. Pendant plus de deux heures, les maires ont présenté leurs arguments pour étayer leur refus catégorique et unanime. Selon les élus, ce projet ne respecte pas la loi sur l’aménagement du territoire. Le lieu-dit Cras de Mavalau est en zone agricole, même si c’est une place en dur utilisée à l’époque pour entreposer des matériaux de l’autoroute. Pour installer une aire d’accueil, il faut que le site soit en zone constructible. Le canton devrait alors changer l’affectation du terrain. Les ministres ont rappelé qu’il s’agit ici d’une aire d’accueil temporaire. L’aspect protection de la forêt, qui se situe à quelques mètres, a aussi été abordé, tout comme la sécurité sur le site.

Les deux ministres ont pris acte de la position des communes. Ils vont détailler ces arguments à l’ensemble du Gouvernement, qui devrait prendre position rapidement, peut-être même mardi. Il y a urgence, puisque l’aire d’accueil de Bassecourt doit fermer dans les jours qui viennent.

La population grogne

La manière de procéder n’a pas plu à la population de Courtedoux, Fontenais et Porrentruy. Normalement, si l’information n’avait pas fui à travers les réseaux sociaux et la presse, les exécutifs communaux auraient été mis devant le fait accompli lundi avec les premières caravanes à Mavalau. Durant le week-end, les habitants des trois localités ont interpellé les maires. Ils sont inquiets et se posent énormément de questions. Pourquoi à Mavalau ? Pourquoi ne les a-t-on pas prévenus ? A quoi ça sert de se précipiter ? Des questions auxquelles les élus ont eu quelques difficultés à répondre. /nqu


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