Haute-Sorne sourde aux requêtes de son personnel

Le Conseil général de Haute-Sorne

Les employés de Haute-Sorne ne sont pas parvenus à se faire entendre. Durant sa séance de mardi soir, le Conseil général a adopté à l’unanimité le nouveau règlement du statut du personnel. Aucune des propositions d’amendement émanant du personnel communal n’a passé la rampe. Certains points ont même été quelque peu durcis par les élus.

Rififi et cafouillis

Le Conseil général a passé en revue le nouveau règlement point par point. Sujet sensible, deux interruptions de séance ont été demandées. A commencer par une pause sollicitée par le démocrate-chrétien Claude Humair pour régler un problème de doublon : il existait deux versions du texte.

Les élus ont toutefois pu reprendre les débats, qui ont marqué une division au sein du conseil. D’un côté, une majorité qui souhaitait rester fidèle à la proposition de statut soumise par la commission chargée de sa révision. De l’autre, le PS, seul parti à avoir accepté de rencontrer le personnel, qui soutenait les doléances des employés communaux.

Pas de cadeau…

Au final, la voix du personnel n’a pas porté loin. Et ce, malgré sa présence en force lors de la séance, et celle de son représentant syndical pour expliquer sa position. Les conseillers généraux ont balayé toutes ses propositions. Si la suppression de la participation de 200 francs à la caisse maladie, en vigueur dans l’ancien règlement de Bassecourt, demandait compensation, selon le personnel, les élus ont estimé que l’horaire de 40 heures par semaine, au lieu des 43 prévues par ce même règlement, y contribuait.

Au final, il n’y aura qu’une classe de salaire par poste, et non pas une fourchette, qui aurait permis une progression salariale élargie. L’heure de travail hebdomadaire pour compenser les jours de congé fixés par le Gouvernement jurassien n’est pas supprimée. Et même, la valorisation des heures travaillées dans certaines conditions hors de l’horaire habituel est restreinte à 125%, quelle que soit l’occasion, alors que le texte soumis aux conseillers prévoyait 150% pour les heures de nuit, des dimanches et jours fériés.

Plusieurs propositions du parti socialiste en faveur du personnel sont aussi passées à la trappe, comme l’introduction d’une allocation de domicile pour les employés résidant dans la commune, ou le maintien d’une prise en charge à 50% par la commune de l’assurance accidents non professionnels.

Le PS a par contre obtenu que la commission du personnel soit constituée par les employés communaux et qu’elle puisse se prononcer sur le règlement et les sujets qui touchent au personnel. Il a aussi fait accepter que le Conseil communal ait la compétence de désigner un organe neutre pour réévaluer les postes, leur cahier des charges et leur traitement.

 UAPE et géothermie

Le Conseil général a par ailleurs accepté le principe de l’ouverture à Glovelier d’une nouvelle antenne de l’unité d’accueil de la petite enfance, ainsi que de l’augmentation du nombre de places sur le site de Bassecourt.

Dans les communications, le président du Conseil général Denis Jeannerat a indiqué que la demande formulée par sept citoyens de lancer un moratoire sur la géothermie sera traitée comme une pétition. Les citoyens ne sont en effet pas habilités à déposer un moratoire, pas plus que la commune n’est à même de le traiter. Le maire Jean-Bernard Vallat a quant à lui fait savoir que les autorités communales, qui doivent prendre une décision jusqu’au début mai, se prononceront en faveur de la poursuite de l’étude sur la géothermie profonde à Haute-Sorne. /iqu


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