Le non au salaire minimum se fait entendre

Propagande non au salaire minimum

Le comité jurassien « non au salaire minimum » est sorti du bois. Il a présenté lundi matin devant la presse ses arguments. Il est composé de la Chambre de commerce et d’industrie du canton du Jura et de la Fédération des entreprises romandes de l’Arc jurassien, et d’une cinquantaine de personnes. L’organisation est présidée par Jean-Paul Gschwind, conseiller national jurassien PDC. Le comité milite en faveur du rejet de l’initiative des syndicats pour un salaire minimum décent pour tous les travailleurs. Le texte prévoit un salaire de 22 francs de l’heure, soit environ 4'000 francs par mois. Le peuple doit se prononcer le 18 mai.

Une initiative qui va péjorer la situation

Le président du comité, Jean-Paul Gschwind a mis en avant plusieurs arguments, notamment le problème de la généralisation de ce salaire minimum. Selon lui, « l’initiative ne tient pas compte des différences entre les régions et les secteurs économiques ». Il craint que les entreprises, qui ne pourront pas payer de tels salaires, délocalisent leur production. Les petites structures seront aussi en proie à de grandes difficultés financières, par exemple l’hôtellerie et la restauration. Ces branches ont une convention collective de travail qui fixe un salaire minimum en-dessous de 22 francs de l’heure. Un salaire négocié entre tous les partenaires.

Des conventions collectives qui risquent d’être vidées de leur substance selon Vincent Gigandet. Le directeur de la Fédération des entreprises romandes de l’Arc jurassien estime que si les entreprises n’ont plus leur mot à dire sur les salaires, elles n’auront plus intérêt à adhérer à une CCT.

D’autres arguments ont également été présentés comme l’augmentation du travail au noir, le nivellement des salaires vers le bas ou encore l’augmentation de l’immigration. Les travailleurs étrangers seraient attirés par un salaire minimum, largement supérieur aux autres pays.

Débat sur RFJ

En vue de cette votation, la rédaction de RFJ organise un débat. Il aura lieu le mercredi 7 mai juste après le journal de 12h15. /nqu


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