Une horloge qui crée des liens

L’horloge « porte-bonheure » se prépare pour le grand voyage. Le cadeau du canton du Jura à ...
Une horloge qui crée des liens

Horloge porte-bonheur-e Les trois enseignants scrutent avec attention tous les détails du mécanisme de l'horloge « porte-bonheure ». De gauche à droite: Laurent Barotte, maître de pratique à l'EMT, Robert Plourde, directeur de l'Ecole d'horlogerie nationale, et Claude Bédard, enseignant à l'Ecole d'horlogerie nationale à Trois-Rivières.

L’horloge « porte-bonheure » se prépare pour le grand voyage. Le cadeau du canton du Jura à la ville de Québec a été partiellement démonté cette semaine. En trois mois, 5'000 personnes sont venues la voir. Et depuis lundi, deux horlogers québecois ont étudié cette pendule monumentale, créée par l’entreprise Richard Mille et l’Ecole des métiers techniques de Porrentruy. Les deux enseignants de l’Ecole d’horlogerie nationale à Trois-Rivières ont découvert son mécanisme et ont appris à en prendre soin, avec l’aide de Laurent Barotte, maître de pratique à l’EMT. Robert Plourde, l’un des deux horlogers canadiens, souligne qu’ils ont démonté le mouvement « pour mieux se l’approprier ». Il indique qu'être responsable d’une telle pièce, « c’est l’accomplissement d’une carrière pour un horloger ».

Cet automne, ils seront seuls à s’occuper de ce chef-d’œuvre. Laurent Barotte, pendulier et maître de pratique à l’EMT, est considéré comme « le père spirituel » de cette pièce de près de deux tonnes. A quelques semaines du départ, il fait confiance à ses collègues québécois. Désormais après avoir fait leur connaissance, Laurent Barotte « envisage cet abandon avec bonheur  ». La pendule sera définitivement démontée à partir du 24 juin. Elle sera installée ensuite dans les Jardin de l’Hôtel de ville à Québec et sera inaugurée le 19 septembre.

Et la suite ?

La relation entre les deux écoles, l’Ecole des métiers techniques de Porrentruy et l’Ecole d’horlogerie nationale de Trois-Rivières, ne va pas prendre fin à la livraison, souligne le directeur de l’EMT Jean Theurillat. Des collaboration vont être mises sur pied. L’établissement jurassien offrira une veille technologique pour prendre soin de l’horloge. Un projet commun sera également réalisé sur les deux sites pour mettre en valeur ce partenariat. Enfin, un projet d’échange d’étudiants est aussi envisagé. Les 25 élèves de l’Ecole d’horlogerie nationale, la seule du Canada, pourraient faire un stage dans le Jura, à l’école et en entreprise. Une opportunité puisqu’il n’y a pas de manufactures horlogères au Canada. Les élèves jurassiens pourraient quant à eux se perfectionner à Trois-Rivières dans le service après-vente, le domaine de prédilection de l’école québecoise. /nqu


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