Une histoire nébuleuse

Un acte d’accusation long comme le bras. Séquestration, lésions corporelles simples ou encore ...
Une histoire nébuleuse

Un acte d’accusation long comme le bras. Séquestration, lésions corporelles simples ou encore infraction à la loi sur les stupéfiants… et la liste n’est pas exhaustive. Un prévenu a comparu jeudi devant le Tribunal de première instance de Porrentruy. Les principaux faits remontent à 2011. Un homme et une femme se rencontrent alors à la fête du village de Courrendlin. Ils passent 36 heures ensemble puis tout bascule dans une nébuleuse histoire qui reste encore à définir.

La consommation d’alcool du prévenu et de la plaignante a, sans conteste, joué un rôle prépondérant dans cette affaire. Après avoir passé la nuit à la fête du village de Courrendlin, l’homme convie une femme chez lui. Ils sympathisent et passent près de deux jours ensemble. La nuit suivant leur rencontre, les événements se précipitent. La plaignante porte un coup de bouteille à la tête du prévenu arguant que l’homme la retenait contre son gré. C’est l’élément déclencheur.

D’un côté, la plaignante affirme que l’homme l’a empêchée de quitter les lieux en l’enfermant dans son appartement. Il aurait alors utilisé la force et l’aurait frappée à plusieurs reprises, selon elle. De l’autre, le prévenu nie les faits et parle de coup monté. Selon ce dernier, la femme serait devenue folle, se serait lancée contre le mur et serait tombée toute seule dans l’escalier.

Pour l’avocat de la plaignante, il n’y a pas de doute, l’homme est coupable. Il réclame notamment 2’000 francs pour tort moral. De son côté, l’avocat du prévenu relève plusieurs incohérences dans le récit de la femme. Il a plaidé la légitime défense de son client. Il a en outre pointé du doigt la consommation d’alcool excessive des protagonistes.

Le juge pénal Pascal Chappuis rendra son jugement vendredi à 16h. /jpp


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