Internet très bas débit dans les fermes isolées

Avoir accès à Internet, la chose semble aller de soi aujourd'hui, mais pas partout... Dans ...
Internet très bas débit dans les fermes isolées

Avoir accès à Internet, la chose semble aller de soi aujourd'hui, mais pas partout... Dans le Jura et le Jura bernois, il existe des endroits isolés, souvent des fermes, qui n’ont pas accès à Internet, ou alors à un très faible débit.

Cette situation pose problème aux agriculteurs, qui ont de plus en plus de travaux administratifs à faire sur la Toile comme saisir des données pour obtenir des paiements directs, annoncer la naissance d'une bête ou sa mise en boucherie.

Reportage à Envelier, dans la ferme de Rita Vermeille

Se passer d'Internet n'est pas une solution puisque certains démarches administratives ne se font plus que par ce biais par mesure d'économie. Michel Darbellay, le directeur de la Chambre jurassienne d'agriculture, voit également un avantage dans la cyber-administration: «l'argent des contributions va directement dans la poche de l'agriculteur plutôt que dans un processus administratif. »

Comment avoir accès à Internet à haut débit?

Deux types de solutions existent actuellement. On peut par exemple utiliser un système par onde radio, à savoir installer une antenne à un endroit où il y a de l’Internet haut-débit, puis transmettre le signal au moyen d’antennes-relais jusqu’à la maison. Ce système existe déjà dans les montagnes neuchâteloises et devrait être testé cette année dans le Jura. Selon Pierre-Alain Fleury, directeur de l’entreprise IC-Fleury à Delémont, il s'agit toutefois d'une solution collective car le coût d'installation de l'antenne et des relais est assez élevé et doit être réparti entre plusieurs utilisateurs.

Une solution individuelle est d'utiliser un système par satellite, qui ne donne pas forcément satisfaction en raison de sa lenteur. « L'inconvénient est la distance que le signal doit parcourir, environ 40 kilomètres, ce qui prend du temps et provoque un temps de latence plus long», explique Pierre-Alain Fleury. /jfa


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