Des armes et des victimes traumatisées

Palais de justice

Des armes, un mode opératoire et un butin hors-norme. Trois jeunes de la région comparaissent depuis lundi au Tribunal de première instance à Porrentruy. Les deux prévenus principaux sont accusés de brigandage qualifié, de séquestration et d’enlèvement. Le troisième est inculpé de complicité. Les deux braquages ont été commis le 25 septembre 2011 à la station Coop Pronto à Porrentruy et le second le 1er janvier 2012 à la station Coop Pronto de Delémont.

Même si les deux jeunes de la région n’avaient que 18 ans au moment des faits, la manière d’agir semble relever du professionnalisme. A la fermeture, lorsque les employés sortaient du magasin, ils ont pointé une arme sur eux. Ensuite, ils les ont ligotés avec du scotch. Les deux hommes ont exigé de contacter les gérantes pour connaître le code du coffre-fort. À Porrentruy, ils se sont enfuis à pied avec un peu plus de 56'000 francs. A Delémont, le complice les attendait dans une voiture. La somme du brigandage se montait ici à 26'000 francs.

Lors de l’audience, certaines victimes, traumatisées, ont eu du mal à retenir leurs larmes. Les armes utilisées étaient factices, mais la distinction est difficile à établir. La Procureure en a fait la démonstration en exposant dans la salle du tribunal cinq pistolets, dont deux vrais et trois faux. Elle a plaidé pour les deux prévenus principaux 8 ans de prison ferme. Pour le complice, elle a requis 12 mois avec sursis pendant deux ans.

La procédure se poursuit encore ces prochains jours. Le verdict devrait être rendu jeudi. /nqu


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