Le PS delémontain s’indigne

Hôtel de ville de Delémont

Du rififi à la tribune du Conseil de ville de Delémont. Réunis lundi soir en assemblée, les élus se sont penchés notamment sur les comptes 2013 du FRED, le Fonds de prévoyance et de retraite en faveur des employés communaux de Delémont, ainsi que sur un crédit supplémentaire de 231'000 francs sur le crédit-cadre 2012-2016 pour l’entretien des bâtiments communaux. Si les deux objets ont facilement passé la rampe, le parti socialiste a fait part de son mécontentement et de ses critiques, parfois acerbes.

 

Un assainissement sur le dos des employés

 

Pour le PS delémontain, les comptes 2013 du FRED était l’occasion de faire le bilan de son assainissement. Et c’est là que le bât blesse pour la formation politique, qui rappelle que depuis 2006, son coût a été supporté à 73,6% par les employés communaux. Un article du règlement n’a été mis en pratique qu’en 2013, avec pour conséquence d’avoir creusé entre 2009 et 2012 les désavantages pour les fonctionnaires. Les membres du PS se sont abstenus au moment du vote en signe de protestation.

Pour le maire, Pierre Kohler, des concessions ont toutefois été consenties également de la part des employeurs pour parvenir au consensus. Consensus accepté aussi bien par le comité du FRED que par les employés. Les précédents comptes ont d’ailleurs été approuvés par le Conseil de ville, souligne le maire.

 

Attaque contre Françoise Collarin

 

« Le traitement du dossier de la Villa Vermeille est scandaleux ». C’est en ces termes que l’élu socialiste Jude Schindelholz a dénoncé la manière dont, selon lui, les dépassements de budget dans les travaux de rénovation de la bâtisse ont été dissimulés. Le crédit supplémentaire soumis au Conseil de ville devait permettre de rallonger le crédit-cadre pour l’entretien des bâtiments communaux dans lequel il a été pioché pour assurer la rénovation de la Villa Vermeille. Il n’a toutefois pas été remis en cause par le PS, afin de permettre l’entretien des autres bâtiments communaux. Mais pour l’élu socialiste, la conseillère communale Françoise Collarin a menti à deux reprises au Conseil de ville en cachant les coûts supplémentaires engendrés par les travaux.

Ces accusations ont choqué le maire. Pierre Kohler est monté à la tribune pour « défendre l’honneur » de sa collègue et le travail de l’exécutif dans ce dossier. Rien n’a été délibérément dissimulé, selon lui. Quant à la précipitation de certaines décisions, elle était dictée par l’importance d’acquérir le bâtiment pour conserver cet édifice historique, maintenir un service cantonal en ville et réaliser le CREA grâce à son terrain. Le Conseil communal a parfois pris des décisions rapides, concède Pierre Kohler, mais toujours dans l’intérêt public. /iqu


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