Lieu d’origine: le dossier piétine dans le Jura

Parlement jurassien

Il y a déjà quatre ans qu’on évoque la problématique des lieux d’origine dans le Jura, et elle n’est toujours pas réglée. A l’automne 2010, le Parlement jurassien acceptait une motion de Marie-Noëlle Willemin (PDC). Le texte demandait de pouvoir conserver son lieu d’origine initial en cas de fusion de communes, même de façon rétroactive. Il n’est toujours pas en vigueur. La situation qui prévaut actuellement est la suivante: les citoyens d’une commune fusionnée prennent l’origine de cette dernière. Par exemple, on ne peut plus être originaire de Soulce…désormais c’est Haute-Sorne. Et ça fait grincer certaines dents.

La problématique est sensible et fait débat à l’heure des fusions de communes. Mardi, le Grand Conseil bernois a accepté un texte du député-maire de Malleray Roberto Bernasconi, qui estimait que la question du lieu d’origine était un véritable frein aux fusions. Désormais, les citoyens des communes fusionnées du canton de Berne pourront choisir de conserver leur lieu d’origine.

Dans le Jura, on planche toujours sur le texte de Marie-Noëlle Willemin. Invitée dans La Matinale d’RFJ jeudi, cette dernière a expliqué avoir « eu une entrevue mi-août avec le ministre Michel Probst », en charge du dossier. Elle estime « ne pas avoir eu de démarche très positive » de la part de l’Etat. L’élue de Saulcy espère que le vote bernois fera bouger les choses dans le Jura et « qu’il aura valeur d’exemple ». Selon elle, tant que la question ne sera pas réglée, elle posera problème aux projets de fusions. /clo


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