Internet encore hors de portée

 Internet

Tous les villages ne sont pas égaux devant internet. En Haute-Ajoie, si certains disposent d'internet haut-débit comme Grandfontaine, par exemple, d'autres localités voisines se retrouvent moins bien loties. Pour le Maire, « à Réclère il faut presque pédaler pour faire fonctionner internet ». Plusieurs solutions sont en place dans le reste du canton du Jura.

 

Internet par ondes radios

L'entreprise IC Fleury à Delémont a déjà fourni plusieurs lieux en réseau internet. Trois liaisons existent pour l’instant dans le Jura. Une à Bourrigon, une à Bassecourt et une à la ferme des côtes entre Bassecourt et Bourrignon. D’après Joseph Ackermann qui gère le projet pour l’Arc jurassien, la solution est idéale. « Aucune panne n’a été signalée en deux ans, toutes saisons comprises. Dans ces cas, les fermes elles-mêmes paient la facture. La répartition des coûts est problématique, les communes ne paient pas pour l’instant. Il faudrait regrouper les lieux desservis pour avoir plus de poids auprès des opérateurs et des autorités », ajoute Joseph Ackermann.

 

Qui doit payer ?

La commune mixte de Haute-Ajoie notamment aimerait relier les villages de Damvant, de Réclère et de Roche d’Or à l’internet haut-débit. Mais qui doit payer ? Une étude de coût est en cours dans les villages. Il faut définir si les communes fusionnées déjà desservies participent aux frais ou si les particuliers doivent tout prendre à leur charge. Un tout ménage a été envoyé à la population pour connaître son intérêt au sujet d'internet, à quel point il serait utilisé, à quel point les utilisateurs seraient prêts à mettre la main au porte-monnaie.

Si la solution « onde radio » est envisagée par la commune, ce n’est pas la seule option. Et le maire Michel Baconat s’est également tourné vers Swisscom. Il aimerait relier les trois villages avec la fibre optique. Mais les réponses se font attendre. Pourtant tout est prêt du côté de la commune. D’après le maire, les raisons de cette attente sont purement économiques. « Trop peu de personnes seraient concernées pour le moment. Pourtant ça ne coûterait pas très cher » ,ajoute Michel Baconat.

Chez Swisscom, il faudra encore du temps avant d’entrer en matière. Pour l’instant, c’est impossible d’après le porte-parole de l’entreprise. Celle-ci privilégie d’abord les endroits où il y a de la concurrence. Pour Christian Neuhaus, « nous ne pouvons pas être partout. Nous n'abandonnons pas les petits villages. Grandfontaine est d'ailleurs très bien desservi ». Des reviews se font tous les quatre mois par Swisscom afin d'établir la possibilité d'agir en Haute-Ajoie. /lbr


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