Quand la vie à deux vire au cauchemar

Tribunal de Porrentruy

De la violence conjugale qui mène devant le juge. Trois personnes comparaissaient mardi matin au Tribunal de première instance de Porrentruy. Toutes trois étaient auditionnées comme prévenues, mais deux étaient aussi plaignantes dans cette histoire de violence entre deux ex-conjoints.

L’affaire se décline en deux phases. D’un côté, l’ancien compagnon de la plaignante doit répondre des menaces de mort qu’il a tenu à son encontre et envers ses enfants. De l’autre, les rôles s’inversent. La jeune femme est accusée avec son père de mise en danger de la vie d’autrui et lésions corporelles graves.

 

Un soir de novembre 2011…

 

Les faits se sont produits il y a de cela trois ans. Le couple est séparé depuis quelques temps, suite aux coups répétés de son conjoint, selon la plaignante/accusée. Ce soir-là, elle accepte de suivre son ancien ami dans un restaurant pour régler leurs différends, notamment concernant la garde de leur fille et une histoire d’argent. Mais la discussion tourne mal et la situation dégénère. Elle dit que son ex-compagnon la menace alors de mort, ainsi que ses enfants. Lui nie avoir prononcé de telles paroles.

Quoiqu’il en soit, la jeune femme quitte précipitamment le restaurant pour aller se cacher, apeurée. Et lui part à sa recherche. Entretemps, le père de l’accusée/plaignante, inquiet de la savoir en compagnie de son ex violent, se rend sur les lieux pour la récupérer et la ramener à son domicile. Mais son ancien ami veut poursuivre la discussion et là encore, les versions divergent. Selon le père et la fille, tous deux tentent alors de partir pour fuir la violence de cet homme. Et c’est lui qui s’accroche à leur voiture alors que, pris de peur, ils continuent de rouler. L’ex-conjoint affirme pour sa part que son ancienne compagne le retient alors par le poignet pour le traîner sur une vingtaine de mètres sur la route.

Quant aux blessures qui ont résulté de ce macabre rodéo, elles ont laissé des séquelles qui font qu’aujourd’hui, l’homme vit grâce à l’AI. Mais là aussi, l’origine de ces problèmes de santé est remise en cause par les avocats de la partie adverse, qui soulignent notamment que la pratique de l’haltérophilie à haut niveau a également pu être néfaste.

Le verdict sera rendu mardi à 16h. /iqu


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus