« Cet enfant est en détresse »

Une famille d’accueil ajoulote s’est retrouvée devant le juge pénal Pierre Lachat mardi matin ...
« Cet enfant est en détresse »

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Une famille d’accueil ajoulote s’est retrouvée devant le juge pénal Pierre Lachat mardi matin. Les prévenus – un couple marié – sont accusés de lésions corporelles simples, éventuellement voies de fait, séquestration et violation du devoir d’assistance ou d’éducation. Les accusés sont les parents d’accueil du plaignant, âgé de 17 ans aujourd’hui. « Nous avons élevé cet enfant depuis qu'il est bébé et tout s’est déroulé au mieux jusqu’au jour où il a commencé à se replier sur lui-même vers l’âge de 10 ans », explique la maman d’accueil et tante du plaignant. Celui-ci les accuse de l’avoir frappé à plusieurs reprises, de l’avoir privé de nourriture, enfermé dans sa chambre ou encore forcé à se doucher à l’eau froide tout habillé. « C’est faux. Nous rejetons toutes ces accusations. C’est un appel au secours », s’est exclamée la prévenue encore très émue, alors que les faits se seraient déroulés entre 2006 et 2009. La situation s’est dégradée au point où les prévenus ont décidé de mettre un terme au placement. Une décision vécue comme un second abandon par le jeune garçon.

« Mon petit-fils a menti »

Le plaignant n'était pas présent à l’audience mardi matin. Deux personnes ont par contre été interrogées en tant que témoin, dont la grand-mère du plaignant qui est à l’origine du lancement de la procédure. « Je suis présente aujourd'hui car j'ai revu mon jugement depuis mon audition en 2011. Après en avoir parlé à plusieurs reprises avec mon petit-fils, je pense qu’il a menti. Il m’a même avoué un jour avoir exagéré ses déclarations », a-t-elle expliqué. « C’est un enfant en détresse », ont reconnu les deux avocats des parents d’accueil, mais « tout montre qu’il a menti et inventé ces accusations ». L’avocate du plaignant a pour sa part notamment plaidé la différence de traitement par les prévenus envers leurs propres filles et le jeune garçon.

Vu la complexité de l’affaire et étant donné que la majorité des accusations reposent sur les déclarations du plaignant, le juge pénal Pierre Lachat a décidé de rendre son verdict le 18 décembre. /afa


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