L’usine Benteler coupe dans ses effectifs

Un bien mauvais cadeau de Noël pour les employés de l’usine Benteler à Saint-Ursanne. Un tiers ...
L’usine Benteler coupe dans ses effectifs

Benteler à St-Ursanne L'usine Benteler actionne le couperet à Saint-Ursanne

Un bien mauvais cadeau de Noël pour les employés de l’usine Benteler à Saint-Ursanne. Un tiers des postes de travail va être supprimé, selon une information publiée mercredi en fin d’après-midi par le journal L’Ajoie sur les réseaux sociaux. Le personnel a été mis au courant des 33 licenciements prévus mercredi à la mi-journée. Cette annonce intervient un an jour pour jour après la reprise de l’entreprise par le groupe belge Thecla Pun.ch.

Qu’un début ?

Le canton a été informé mardi de cette vague de suppression d’emplois. Officiellement, la firme belge, que nous n’avons pas pu joindre, souhaite optimaliser l’entreprise. Pour le syndicat Unia, ces 33 licenciements ne sont certainement qu’un début. Il estime que le site ne conservera qu’une quarantaine de postes de travail d’ici fin avril. Thecla Pun.ch emploie 99 personnes sur le site de Saint-Ursanne.

Des signes avant-coureurs

Achille Renaud, secrétaire syndical, n’est pas vraiment surpris pas l’annonce de ces licenciements. Unia a d’ailleurs tiré la sonnette d’alarme pas plus tard que mardi en fin de journée dans un communiqué. Plusieurs signes avant-coureurs laissaient présager d’une telle issue. Achille Renaud évoque notamment les différents plannings de travail des prochains mois. « Il y a de moins en moins de personnes planifiées », affirme-t-il. Des stocks ont aussi été réalisés.

Une annonce bien préparée

Le jour de l’annonce de ces 33 licenciements n’a visiblement pas été choisi au hasard. Cela fait un an, jour pour jour, que Thecla Pun.ch a repris le site de Saint-Ursanne avec les employés. Dans un tel cas, la loi stipule que la firme doit garantir les mêmes contrats durant un an. En annonçant ces licenciements avant les fêtes de fin d’année, l’entreprise gagne également du temps dans le délai de négociations. Cette phase va s’étaler sur 30 jours, soit jusqu’au 17 janvier. Le syndicat Unia va tenter d’atténuer ces licenciements. Achille Renaud estime tout de même que « ce sera difficile dans une entreprise qui a perdu des parts de marché ». Un plan social sera mis sur pied. Le secrétaire syndical indique encore qu’il faudra se pencher sur les compétences que peut avoir un tel site à l’avenir. /msc


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