La violence dans les écoles jurassiennes, une réalité

Le Département de la formation du canton du Jura a diffusé ce vendredi les résultats d’un sondage ...
La violence dans les écoles jurassiennes, une réalité

Le Département de la formation du canton du Jura a diffusé ce vendredi les résultats d’un sondage envoyé récemment à l’ensemble du corps enseignant. Il faisait suite à de récents cas de violences dans les écoles jurassiennes

 Les écoles jurassiennes doivent faire face au problème de la violence. (Photo : archives) Les écoles jurassiennes doivent faire face au problème de la violence. (Photo : archives)

Le phénomène de violence dans les écoles jurassiennes correspond bien à une réalité. Cela transparaît des résultats d’un questionnaire concocté par le Service de l’enseignement et le Service de la formation postobligatoire, résultats communiqués ce vendredi. Le sondage a été envoyé à l’ensemble du corps enseignant jurassien, auquel ils sont 529 à avoir répondu, soit 45% des effectifs cantonaux. Il confirme la tendance d’une étude réalisée récemment par le Syndicat des enseignants jurassiens. Ces deux enquêtes découlent de la médiatisation de récents cas de violences dans deux établissements régionaux.

Les résultats montrent que près de la moitié du corps enseignant a connu des situations de violence durant les deux dernières années scolaires. Elles se manifestent sous diverses formes. Les violences sont principalement verbales, mais aussi physiques. Des vols ou des dommages matériels peuvent également être signalés. Ces situations sont majoritairement occasionnelles, même si quelques enseignants font état de plusieurs cas par année.

Les chiffres diffèrent entre école obligatoire et postobligatoire : 60% des enseignants du primaire et secondaire I ont rapporté des cas de violence, contre un quart pour leurs collègues du secondaire II. De nombreuses situations problématiques sont signalées pour les premiers degrés primaire, la plupart du temps sous forme verbale. Les enseignants relèvent une augmentation des cas où l’enfant ne sait pas gérer sa frustration et réagit violemment envers l’autorité qui lui fait face.

Martial Courtet : « Il faudra un processus nouveau pour apporter des réponses à la violence des plus petits »

« Il y a des changements sociétaux, qu’il nous faut prendre en compte. Jusque-là, on a mesuré cette dérive, et on a pris des mesures, notamment pour les plus grands. Je pense à la « classe-Relais », qui fonctionne bien, à la classe spécialisée multi-degrés créée en collaboration avec la fondation St-Germain depuis août dernier, ou au projet pilote de référent pour les élèves avec un comportement problématique mis en place au collège de Delémont, qui sera généralisé à la prochaine rentrée. Il me semble que pour les élèves en fin d’école primaire ou d’école secondaire qui posent vraiment des problèmes de violence, on a vraiment ces trois grandes mesures fortes, et donc des moyens d’intervention », explique Martial Courtet. Toutefois, il faudra encore plancher sur la question : « C’est vrai qu’au niveau des plus petits, j’avoue à titre personnel que je ne mesurais pas l’ampleur du phénomène. Il faudra qu’on apporte des réponses », conclut-il. /comm-tbe


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