Les animaux insolites du Jura (4/5)

RFJ vous emmène cette semaine à la découverte d’animaux insolites dans notre région. Depuis ...
Les animaux insolites du Jura (4/5)

RFJ vous emmène cette semaine à la découverte d’animaux insolites dans notre région. Depuis une vingtaine d’années, les bisons de Michel Prêtre donnent aux pâturages de Boncourt des allures de grande plaine américaine

En cette période de naissances, les mères sont particulièrement protectrices de leurs petits. En cette période de naissances, les mères sont particulièrement protectrices de leurs petits.

Au détour d'une balade, en les voyant dans leurs pâturages, vous vous demandez peut-être comment ils ont atterri dans notre région. RFJ vous emmène cette semaine à la découverte d'animaux insolites dans le Jura, parfois venus d'autres continents et qui ne font clairement pas partie de la faune de notre pays ! Ce jeudi, sortie en pick-up dans les grandes plaines de Boncourt à la découverte des bisons.


Une idée née après le scandale de la vache folle

« Chaque jour quand on vient faire un tour, c’est un moment particulier avec ce paysage qui est chaque fois différent selon la météo. On se croirait un peu dans les grandes plaines aux États-Unis ». Michel Prêtre reste émerveillé, malgré l’habitude et son quotidien d’éleveur de bisons. Dans la plaine boncourtoise le long de la frontière franco-suisse qui s’est industrialisée, impossible de rater dans les prés qui bordent la route ces imposants bovidés. Charpentés, touffus, ils dégagent une folle impression de puissance et leur regard perçant ne saurait trahir leur origine sauvage. « Suite aux problèmes rencontrés avec la vache folle, je voulais produire plus proche de la nature, plus écolo. J’ai eu la chance de rencontrer un gars qui avait commencé à élever des bisons, j’ai suivi son élevage. Quelques années plus tard, on a touché de grandes parcelles et cela a pu se réaliser », raconte Michel Prêtre.

Reportage

Pour s’approcher du troupeau, la prudence reste de mise et il faut rester dans le pick-up en cette période des naissances. « Les femelles sont agressives. Si on va dans le troupeau, c’est sûr que l’on se fait charger ! Les gros viendraient tout de suite faire le ménage, c’est une famille », prévient Michel Prêtre. Les « gros », ce sont ces mâles imposants qui font jusqu’à 1'500 kg et dont les cornes invitent au respect. « Si on se fait attraper, il y a vite de gros dégâts », ajoute l’éleveur qui rappelle que ses bisons restent des animaux au caractère sauvage. « Le plus difficile c’est l’approche des bêtes. Paradoxalement, j’aime ce côté sauvage, inaccessible parce qu’on ne peut pas les caresser, il est même problématique de soigner une bête malade », décrit Michel Prêtre.

Un animal qui reste sauvage, expérience douloureuse à l'appui

Des airs de grande plaine américaine ? Des airs de grande plaine américaine ?

L’éleveur boncourtois organise néanmoins des visites du Parc à bisons sur un plateau de tracteur pour les entreprises et évènements privés, tout en proposant de la dégustation de viande sous le fameux « tipi » lui aussi immanquable entre les pâtures. La viande de bison a la particularité d’être beaucoup moins grasse que celle du bœuf, mais riche en protéines. /jpi

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