Deux morts lors de violences interethniques en Côte d'Ivoire

Au moins deux personnes ont été tuées à Divo (200 km au Nord-Ouest d'Abidjan) dans des violences ...
Deux morts lors de violences interethniques en Côte d'Ivoire

Deux morts lors de violences interethniques en Côte d'Ivoire

Photo: KEYSTONE/EPA/LEGNAN KOULA

Au moins deux personnes ont été tuées à Divo (200 km au Nord-Ouest d'Abidjan) dans des violences interethniques samedi. Ces affrontements se sont produits le jour de l'investiture du président Alassane Ouattara comme candidat à un troisième mandat.

'Une personne évacuée au CHR (Centre hospitalier régional) a succombé de ses blessures (...) ce (dimanche) matin', a affirmé à l'AFP une source hospitalière, faisant état 'de plusieurs blessés graves à la machette'. Ce décès a été confirmé par une source administrative locale. Un adolescent est quant à lui décédé samedi dans l'incendie du maquis-bar le Péage dans le quartier de Konankro, selon plusieurs habitants qui ont assuré à l'AFP avoir vu le corps.

L'annonce le 6 août de la candidature de M. Ouattara avait dégénéré en trois jours de violences pour un bilan d'au moins six morts, une centaine de blessés et 1500 déplacés.

Vendredi et samedi, de nouvelles violences ont éclaté dans plusieurs villes du pays, la veille et le jour de l'investiture du président Ouattara comme candidat de son parti à la présidentielle, lors d'un grand meeting rassemblant plusieurs dizaines de milliers de militants au stade Houphouet-Boigny d'Abidjan.

Machettes et gourdins

A Divo, des affrontements ont eu lieu samedi entre jeunes dida (ethnie locale) et jeunes dioula (ethnie du Nord du pays favorable à M. Ouattara), selon de nombreux habitants.

'C'était très violent. Les jeunes étaient armés de machettes et de gourdins. Il y a eu beaucoup de blessés. J'ai vu un jeune se faire tabasser. Il a perdu connaissance et a été évacué', a affirmé un témoin sous couvert de l'anonymat.

Une mission comprenant le député Famoussa Coulibaly, le maire et ministre de l'Equipement Amédé Koffi Kouakou, le préfet ainsi que des élus et responsables locaux étaient sur place dimanche, a affirmé à l'AFP le député.

/ATS
 

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