Un poil plus sévère que lors du premier jugement

La même sentence moins le sursis, qui est révoqué. La Cour pénale a rendu son verdict dans ...
Un poil plus sévère que lors du premier jugement

 (photo: archives)

La même sentence moins le sursis, qui est révoqué. La Cour pénale a rendu son verdict dans l’affaire d’escroquerie qui l’occupait mardi au tribunal de Porrentruy. Deux jeunes femmes comparaissaient en appel. Elles avaient escroqué pas moins de sept hommes dans la région entre 2009 et 2011. Le jugement du Tribunal pénal a été confirmé, à quelques différences près : le sursis de la première prévenue a été révoqué par la juge Sylviane Liniger Odiet. La jeune femme écope finalement de 240 jours-amende à 10 francs moins les jours déjà écoulés. La magistrate a estimé que la prévenue n’avait pas pris acte de ses infractions puisqu’elle a récidivé. Elle devra donc payer les jours-amende qu'il lui reste à accomplir. La ressortissante des Balkans voit par contre sa peine pour tort moral être réduite à 1’000 francs. Selon la présidente de la Cour, les hommes qui se sont fait avoir n’ont jamais payé sous la contrainte. Ils ne faisaient pas l’objet de menaces. Celles-ci ont été brandies uniquement lors des demandes de remboursement des plaignants.

La seconde prévenue, complice, et moins impliqué dans les infractions, reste punie de 10 jours amende à 30 francs avec sursis pendant 2 ans.

Une audience en bras-de-fer

Mardi matin, lors de l’audience, la procureure, Frédérique Comte avait requis, comme lors du premier jugement, 36 mois de prison dont 18 fermes avec sursis durant quatre ans pour la première prévenue et 18 mois de prison avec sursis durant 3 ans pour sa complice. Dans sa plaidoirie, elle a réaffirmé que « ces femmes avaient agi comme des prédatrices, en profitant honteusement de la bonté de leurs proies ». La ressortissante des Balkans a, quant à elle, fait appel d’escroquerie par métier. Selon son avocat, le ministère public s’acharne sur sa cliente. Le juge pénal n’a pas à apporter de protection à celui qui est tombé dans un piège. Pour lui les plaignants n’ont pas fait preuve d’attention. Il demandait de confirmer la peine de première instance. Ils n'ont donc pas été entendus par la Cour pénale. /lbr


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus