Le Conseil communal a indiqué mardi soir qu’il ne restait pas les bras croisés face aux récentes incivilités constatées sur le territoire communal. Devant les conseillers généraux, l’exécutif a toutefois tenu à relativiser la situation
La problématique des incivilités s’invite devant le Conseil général à Haute-Sorne. Le sujet a fait l’objet d’une question orale et d’une communication lors de la première séance de l’année du législatif mardi soir. L’élu PCSI Blaise Schüll a considéré que rien n’avait été fait pour prévenir d’éventuels actes répréhensibles, notamment autour de l’école secondaire. Si le conseiller général a reconnu que les causes de l’incendie survenu en début d’année n’étaient pas encore établies, il a demandé pourquoi aucune caméra de surveillance n’avait été installée. Le maire a rappelé que le Conseil communal était opposé à une telle idée qui ne règle, selon lui, pas toute la question. Jean-Bernard Vallat a, enfin, relativisé la situation et estimé qu’il n’y avait pas de gros problèmes d’incivilités à Haute-Sorne.
La conseillère communale, Géraldine Beuchat, a également apporté quelques précisions après la publication il y a quelques semaines d’un communiqué de presse du groupe Haute-Sorne Avenir dénonçant l’inaction des autorités. Elle a indiqué que plusieurs mesures avaient été engagées. Le Conseil communal a notamment demandé à la police d’accentuer sa présence dans la commune et d’effectuer des contrôles supplémentaires aux abords des écoles. Géraldine Beuchat a ajouté que le Conseil communal était favorable à la fermeture d’une partie de la cour du collège avec des barrières. Le Syndicat scolaire de la communauté de l'école secondaire de la Haute-Sorne va probablement se pencher sur la question, sachant que lui seul peut prendre une telle décision.
Le budget comme une lettre à la poste
Le Conseil général s’est, par ailleurs, penché sur le budget 2020 qui a été présenté avec un peu de retard en raison de la mise en application du nouveau modèle comptable MCH2. Le législatif a accepté, à l’unanimité, les prévisions financières qui tablent sur un déficit de 603'000 francs. Des investissements à hauteur de dix millions de francs sont également planifiés.
Pas de soutien pour apporter ses déchets
Les élus ont, enfin, refusé une motion du groupe PDC qui demandait la mise en place d’un service d’aide pour les personnes âgées ou à mobilité réduite qui ne peuvent pas se rendre à un molok pour porter leurs déchets. Le Conseil communal a proposé une transformation du texte en postulat, mais son auteure, Adeline Mahon, a refusé. L’exécutif estimait que ce n’était pas à la commune d’organiser un tel service et qu’il fallait plutôt compter sur la solidarité entre habitants.
À noter encore que la population devra se rendre aux urnes le 29 mars pour voter sur quatre objets différents : les nouvelles installations du stade des Grands-Prés, l’acquisition d’un bâtiment à Courfaivre pour l’accueil de la petite enfance, l’assainissement du Centre de culture et de sport de Courfaivre et l’optimisation des places de stationnement dans la commune. Le maire, Jean-Bernard Vallat, a indiqué qu’il aurait été impossible, pour des questions de délais, d’organiser ces votations en même temps que l’élection partielle au Gouvernement jurassien, le 9 février. /alr









