« Si réouverture il doit y avoir, celle-là doit être totale »

Pour le ministre jurassien de l’économie et de la santé, Jacques Gerber, les mesures annoncées ...
« Si réouverture il doit y avoir, celle-là doit être totale »

Pour le ministre jurassien de l’économie et de la santé, Jacques Gerber, les mesures annoncées cette semaine par le Conseil fédéral sont insuffisantes pour donner des perspectives aux restaurateurs

Le ministre jurassien de l'économie et de la santé s'est exprimé au lendemain des annonces du Conseil fédéral. (photo: archive) Le ministre jurassien de l'économie et de la santé s'est exprimé au lendemain des annonces du Conseil fédéral. (photo: archive)

Le Conseil fédéral n’a pas vacillé. Il a maintenu mercredi une position ferme sur la question de la réouverture des restaurants. Ce ne sera pas avant le 22 mars au plus tôt. L’exécutif fera le point sur la situation épidémiologique d’ici là.

La semaine dernière, le ministre jurassien de la santé et de l’économie, Jacques Gerber, déplorait sur notre antenne un manque de perspectives pour le secteur de la restauration. Force est de constater qu’avec les annonces d’hier, la situation n’a pas changé. « Ce que nous demandons, ce n’est pas forcément une date précise, parce que nous savons que c’est lié à l’évolution de la situation sanitaire », nous a expliqué le ministre qui attend en revanche des informations plus claires de Berne, notamment en ce qui concerne les normes sanitaires à mettre en place au moment de la réouverture.


Pas de consultation « alibi »

Le Conseil fédéral a tout de même fait un geste en direction des cantons lors de la consultation, selon Jacques Gerber. Le fait que le dispositif soit revu dès le 12 mars est déjà un premier pas. « On ne peut pas dire que c’est alibi, mais on peut rester sur notre faim, regrette le ministre, notamment par rapport aux sports à l’intérieur et à la restauration ».

Jacques Gerber : « Toute consultation amène certaines frustrations »

Du côté des restaurateurs, le président de la faîtière Gastro Jura nous a indiqué ce jeudi qu’il fallait s’armer de patience. Pour Maurice Paupe, le pire scénario serait celui d’une réouverture courte, suivie d’une nouvelle fermeture. Il lance aujourd’hui un appel à la solidarité : « Les gens doivent aller dans le bistrot de leur village au moment de la réouverture ». /vja


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus