Le jeune homme qui comparaissait depuis jeudi devant le Tribunal pénal de première instance a été condamné à six ans et demi de prison ferme. La présidente a mis en avant la culpabilité très grave du prévenu
Le verdict est tombé pour le jeune homme accusé de plusieurs agressions en Ajoie. Le Tribunal pénal de première instance, à Porrentruy, l’a condamné vendredi matin à six ans et demi de prison ferme. Les juges ont ainsi suivi les réquisitions du Ministère public. Le prévenu a notamment été reconnu coupable de tentative de brigandage qualifié et de contrainte. La peine a été légèrement réduite, car le jeune homme de 20 ans est victime de troubles de la personnalité et que sa responsabilité était diminuée au moment des faits.
Un manque d’empathie
La présidente du tribunal a évoqué une violence purement gratuite. Marjorie Noirat a estimé que la culpabilité du prévenu était très grave. Elle a indiqué que l’accusé avait minimisé les faits et qu’il n’avait eu aucune empathie pour ses victimes. Le prévenu s’en était pris, en octobre 2020, à une jeune femme à la gare de Boncourt, la rouant de coups et la ligotant pour une question d’argent. La juge a estimé que l’accusé avait mis la vie de la plaignante en danger en lui pressant un couteau sous la gorge. Le tribunal a ainsi retenu la tentative de brigandage qualifié.
Le prévenu avait, quelques mois plus tôt, dans le même village, agressé une autre jeune femme, essayant de l’étrangler avec un sac en plastique. Les juges ont ici retenu la tentative de brigandage. Contrairement à la défense, ils ont estimé que le jeune homme avait bien tenté de voler le téléphone de la plaignante.
Un déchaînement de violences
Pour la troisième agression, le tribunal a reconnu le jeune homme coupable de contrainte et de violation de domicile. Le prévenu avait surpris, un soir d’automne 2019, une jeune femme qui dormait à Buix. Il avait maintenu la plaignante sur son lit pendant un moment avant de prendre la fuite. « C’est grave de voir un déchaînement de violences aussi intense à cet âge », a déclaré Marjorie Noirat, estimant que l’accusé ne se serait pas arrêté si la police ne l’avait pas interpellé.
Le prévenu sera obligé de se soumettre à un traitement ambulatoire. Il devra, par ailleurs, s’acquitter d’un montant de 20'000 francs pour tort moral et de plus de 69'000 francs pour les frais de justice. /alr









