Amertume et tristesse après l’annonce de la fermeture de Sainte-Ursule

Le groupe de parents d’élèves qui avait lancé une récolte de fonds pour sauver l’institution ...
Amertume et tristesse après l’annonce de la fermeture de Sainte-Ursule

Le groupe de parents d’élèves qui avait lancé une récolte de fonds pour sauver l’institution de Porrentruy peine à comprendre la décision du Conseil de fondation

L'école de Sainte-Ursule va bel et bien fermer ses portes à la fin de l'année scolaire. (Photo : Alain Bohlinger/archives). L'école de Sainte-Ursule va bel et bien fermer ses portes à la fin de l'année scolaire. (Photo : Alain Bohlinger/archives).

Les parents d’élèves qui se sont battus pour sauvegarder l’école privée de Sainte-Ursule accusent le coup. Le Conseil de fondation a confirmé vendredi la fermeture de l’institution catholique privée basée à Porrentruy à la fin de l'année scolaire. Il a pris cette décision en dépit des garanties financières qui avaient pu être réunies. L’avis de la congrégation de Sainte-Ursule a notamment pesé dans la balance. La communauté a estimé que les risques étaient trop grands.

Coralie Sironi, l’une des initiatrices de la récolte de fonds, peine à comprendre cette position. « Je suis triste de cette décision, je suis même un peu amère, car en général, un projet capote lorsque l’on ne parvient pas à trouver les ressources. Or là, on a quand même réussi à récolter 333'000 francs. On a la Municipalité qui nous soutenait, une direction d’école et une majorité d’enseignants qui étaient disposés à relever le défi », explique cette maman d’élève. Cette dernière souligne que le groupe de parents était arrivé à mobiliser certaines personnes disposées à apporter leur expertise à l’équipe dirigeante pour remettre l’école à flot. « On est un peu fâchés, car on sentait que les choses étaient quasiment possibles », conclut-elle.

Coralie Sironi : « Ça fait une semaine qu’on se bat pour donner tous les arguments aux deux membres du Conseil peu enclins à cette réouverture »

La maman ajoulote a eu de nombreux contacts avec les autres parents d’élèves ces dernières heures. Coralie Sironi indique qu’un sentiment d’abandon prédomine. « On est un peu démunis. On ne se sent pas écoutés, pas entendus », ajoute-t-elle. /alr


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