Des barrières pour se protéger du loup

Des agriculteurs de la région ont décidé d’installer ou de renforcer leurs clôtures pour protéger ...
Des barrières pour se protéger du loup

Des agriculteurs de la région ont décidé d’installer ou de renforcer leurs clôtures pour protéger leur bétail, principalement des chèvres et des moutons, d’attaques du prédateur officiellement de retour dans le canton

Une clôture électrifiée à cinq fils doit permettre de protéger les brebis de l'exploitation de Mont-Dedos à Undervelier contre le loup. Une clôture électrifiée à cinq fils doit permettre de protéger les brebis de l'exploitation de Mont-Dedos à Undervelier contre le loup.

Attention au loup ! Suite à la présence confirmée du prédateur dans le canton du Jura, certains agriculteurs de la région ont décidé de renforcer ou d’installer des clôtures spécifiques pour protéger leur bétail. Les membres du groupe de travail, mandaté par le Gouvernement jurassien, ont présenté vendredi après-midi une exploitation à Mont-Dedos, sur les hauteurs d’Undervelier, qui a décidé de prendre des mesures. Ce type de clôture a évidemment pour objectif d’éviter que le loup pénètre dans l’enclos mais selon l’inspecteur de la faune de l’Office de l’environnement (ENV), Amaury Boillat, les autres animaux sont également impactés :

Amaury Boillat : « Il y a évidemment une entrave à la faune sauvage mais il faut relativiser cet impact. »

Amaury Boillat explique que les clôtures contre le loup se prêtent bien à la détention de moutons et de chèvres sur des petites parcelles. Il relève toutefois que ce type de clôture ne pourrait être étendu à l’ensemble des herbages du canton du Jura. Florian Nicolet a une exploitation sur les hauteurs d’Undervelier, à Mont-Dedos. Son bétail n’a jamais été victime d’une attaque mais comme son exploitation se trouve dans une zone à risque, il a décidé de poser une nouvelle clôture électrifiée. Il explique le déroulement de l’opération :

Florian Nicolet : « Des chiens de protection seraient plus un handicap que de remettre de nouvelles barrières. »

Selon Pierre-Alain Juillerat, préposé cantonal à la protection des troupeaux engagé à la Fondation Rurale Interjurassienne (FRI), ces clôtures sont efficaces :

Pierre-Alain Juillerat : « La clôture doit être à 20 cm du sol pour que le loup ne passe pas par-dessous. »

Installer ce type de clôture a un coût : entre six et dix francs le mètre linéaire. Il existe toutefois des subventions : Pierre-Alain Juillerat mentionne qu’un agriculteur va toucher un franc de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), et un franc de la part du canton du Jura pour renforcer ou installer une clôture. « Ces deux francs cumulés ne vont pas couvrir les frais d’installation d’une nouvelle clôture mais ceux d’un renforcement électrique », relève le conseiller à la FRI. La majeure partie des coûts est ainsi à la charge de l’agriculteur. De son côté, le WWF Jura salue la pose de ces mesures de protection : « C’est un élément vraiment important pour pouvoir assurer la cohabitation du loup avec l’agriculture », souligne Marie-Anne Etter, secrétaire régionale du WWF Jura. /ech-gtr

Florian Nicolet devant sa nouvelle clôture. Florian Nicolet devant sa nouvelle clôture.


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