Le SEDE met le nez dans le charbon actif

Le Syndicat pour l’assainissement des eaux de Delémont et environs a inauguré ce vendredi une ...
Le SEDE met le nez dans le charbon actif

Le Syndicat pour l’assainissement des eaux de Delémont et environs a inauguré ce vendredi une nouvelle installation à la STEP de Soyhières pour lutter contre les micropolluants, grâce à du charbon actif

Les anciennes installations (en arrière-plan) de la STEP du SEDE à Soyhières ne suffisaient pas au traitement des micropolluants. Un nouveau bâtiment (au premier plan) a donc dû être construit. Les anciennes installations (en arrière-plan) de la STEP du SEDE à Soyhières ne suffisaient pas au traitement des micropolluants. Un nouveau bâtiment (au premier plan) a donc dû être construit.

Le Syndicat pour l’assainissement des eaux de Delémont et environs (SEDE) a inauguré vendredi un nouveau dispositif sur le site de la station d’épuration de Soyhières, dont la construction avait débuté en février 2020.

L’installation en question doit permettre le traitement de micropolluants, à savoir notamment les résidus de médicaments, de pesticides et autres anticorrosifs présents dans les eaux usées qui arrivent à la STEP, avec l’objectif affiché d’en éliminer 80%.

Une telle installation se révèle cruciale : « Ces micropolluants ne sont pas traités par l’épuration standard, et sont nocifs. Cette usine va permettre de régler le problème », avance Gabriel Friche, président du SEDE. La modification des dispositions légales par la Confédération il y a de cela quelques années a joué un grand rôle dans cet aménagement de la STEP du SEDE, explique Gabriel Friche.

La station d’épuration sous son ancienne version ne permettait pas le traitement de micropolluants. La station d’épuration sous son ancienne version ne permettait pas le traitement de micropolluants.

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Le fonctionnement est relativement simple à comprendre, explique Gabriel Friche : les eaux usées, après avoir été traitées de manière « classique », passent à travers une couche de charbons actifs micro-grains, ce qui permet de capturer les micropolluants. Le charbon est ensuite acheminé vers une entreprise spécialisée dans l’élimination des micropolluants, alors que l’eau poursuit son chemin vers le lit de la Birse, en direction de Bâle.

Les bassins remplis de charbons actifs micro-grains, où les micropolluants sont traités. C’est la présence de charbon qui donne à l’eau sa couleur noire. Les bassins remplis de charbons actifs micro-grains, où les micropolluants sont traités. C’est la présence de charbon qui donne à l’eau sa couleur noire.

La nouvelle installation aura coûté un peu moins de 9 millions de francs. Cela correspond au montant articulé en début de projet. /tbe

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