Le prévenu qui était accusé d’avoir voulu tuer sa conjointe en juillet 2020 a été condamné jeudi après-midi à neuf ans de prison par la Cour pénale. Les juges l’ont acquitté pour deux viols dont il était accusé par une ex-compagne
L’homme qui comparaissait depuis mercredi devant la Cour pénale, à Porrentruy, a vu sa peine allégée. Le prévenu a été condamné à une peine privative de liberté de neuf ans jeudi après-midi, alors qu’il avait écopé de quatorze ans de prison en première instance. Les juges ont confirmé la tentative d’assassinat et le viol commis à l’encontre de sa compagne. Ils l’ont, en revanche, acquitté pour les deux autres viols dont il était accusé par l’une de ses ex-conjointes.
Un « véritable piège »
Le président de la Cour pénale, Pascal Chappuis, a insisté sur les aveux du prévenu, un élément jugé majeur dans cette affaire. L’homme avait, en effet, confié quelques heures après les faits ce qu'il s’était passé dans les moindres détails à une ex-compagne. Il avait aménagé une pièce au sous-sol de son lieu de travail avec une bonbonne de gaz pour s’y suicider avec la plaignante si celle-ci lui avait confirmé son intention de rompre. Le président a estimé que le prévenu avait tendu un véritable piège à sa conjointe. Il a agi, selon lui, de manière méthodique et sournoise. Son plan consistait en ce dimanche 26 juillet 2020 à la violer, puis la tuer.
La Cour pénale a considéré que le prévenu avait dépassé le stade des actes préparatoires. Parmi ses recherches internet : « Comment tuer sa copine ? ». Les juges ont, par contre, retenu le désistement, sachant que le prévenu a, de sa propre initiative, renoncé à conduire jusqu’au bout son acte prémédité.
Acquittement pour deux viols
Concernant les deux autres viols sur une ex-compagne, la Cour pénale a décidé de l’acquitter. Elle a considéré qu’il existait un doute sérieux et insurmontable sur la question de savoir s’il s’était rendu compte que la victime tentait de le repousser et de ne plus poursuivre la relation sexuelle.
Les juges de deuxième instance ont également confirmé l’expulsion de quinze ans du territoire suisse prononcée à l’encontre du prévenu en première instance. Cette mesure sera exécutée dès qu’il aura exécuté sa peine. /alr









