Les trois hommes, jugés notamment pour une rixe survenue à la gare de Delémont en août 2019, ont tous été reconnus coupables par le juge pénal du Tribunal de première instance à Porrentruy. Deux d’entre eux écopent de prison avec sursis, un autre de prison ferme
Les trois prévenus sont coupables : entendus mercredi dernier au Tribunal pénal de première instance à Porrentruy, trois hommes ont écopé de peines privatives de liberté ce mardi. Ils ont notamment été déclarés coupables de rixe, de lésions corporelles simples et de conduite inconvenante. Ils étaient tous les trois suspectés de diverses infractions, survenues entre 2019 et 2021, mais ont été libérés de certains chefs d’accusation. Le juge a donc travaillé sur un complexe de faits, notamment une bagarre à la gare de Delémont survenue en août 2019.
Volonté de se battre
Pour lui, les trois suspects ont voulu, « de manière surprenante », se faire passer pour des victimes dans cette affaire de rixe à la gare… mais il résulte de leurs auditions qu’ils avaient tous la même intention ce jour-là : ils se sont clairement retrouvés pour se battre, à la gare de Delémont. Tous coupables, donc, de rixe, mais aussi de lésions corporelles simples. L’un pour avoir frappé à coups de matraque artisanale, entrainant une entaille sur le visage de son adversaire… Un adversaire, coupable d’avoir frappé à l'aide d'un câble et réalisé des gestes menaçants avec un couteau suisse. Enfin, le troisième homme a aussi fait usage de violences, avec le câble précité.
Prison, avec sursis pour les uns, ferme pour l’autre
La culpabilité de chacun de ces garçons est « grave », d’après le juge ; « le mobile est égoïste ». Il a prononcé une peine privative de liberté de 15 mois, avec sursis de 5 ans pour l’un des individus, aussi accusé d’avoir détenu une arme et des stupéfiants. Le deuxième prévenu écope de 12 mois de peine privative de liberté, avec sursis de 3 ans. Le juge pénal a notamment justifié ces peines par cette phrase : « Les infractions, violentes, sont commises vis-à-vis de personnes « consentantes », qui désiraient se battre avec eux. Il ne s’agit pas de banaliser la violence, mais dans cette affaire, on ne se trouve pas avec une gentille victime face à de méchants agresseurs. » Le troisième homme, quant à lui, est puni de 10 mois de prison ferme. Il avait déjà été condamné, par le passé, pour des faits de violence et des lésions corporelles simples. Le Ministère public avait requis l’expulsion des trois individus, une requête qui n’a pas été acceptée par le juge. /cto









