La face cachée de la chasse jurassienne

La législation jurassienne oblige les chasseurs à effectuer chaque année une journée de travail ...
La face cachée de la chasse jurassienne

La législation jurassienne oblige les chasseurs à effectuer chaque année une journée de travail en faveur du patrimoine naturel. Un cas unique en Suisse

Les chasseurs jurassiens ont l'obligation de réaliser des actions de protection de la nature. (Photo : archives). Les chasseurs jurassiens ont l'obligation de réaliser des actions de protection de la nature. (Photo : archives).

Dans le Jura, un chasseur sachant protéger la nature est un bon chasseur. Ou du moins, il en a l’obligation légale. Les chasseurs jurassiens doivent en effet effectuer une journée complète de travail en faveur du patrimoine naturel. La disposition, dictée par la Loi cantonale sur la chasse et la protection de la faune sauvage, est unique en Suisse. Par année, les près de 400 protégés jurassiens de St-Hubert accomplissent ainsi au total environ 3'200 heures d’activités d’intérêt général, sous peine de perdre leur permis de chasse. Ces actions ont lieu entre septembre et mars, cessant avec l’arrivée du printemps qui signifie le début de la mise-bas de la faune.

« Ces journées consistent à tailler des haies, éclaircir des clairières, faire des points d’eau en forêt, ou encore entretenir des biotopes. Ça ne s’adresse pas uniquement au gibier chassable : la majorité des actions sont d’ailleurs en faveur des batraciens », détaille Nicolas Wallimann, président de la Fédération cantonale jurassienne des chasseurs. « On a par exemple créé des points d’eau et favorisé des biotopes sur la commune de Basse-Allaine, où il y a une colonie de crapauds accoucheurs. Il s’agit d’une espèce menacée en Suisse », poursuit-il. Des actions de protection de la nature qui ne sont pas en contradiction avec l’exercice de la chasse, conclut Nicolas Wallimann : « J’aime à dire que les chasseurs jurassiens sont dans la nature, pour la nature. Effectivement on chasse, mais on protège plus que ce qu’on chasse. »

Nicolas Wallimann : « Les chasseurs jurassiens protègent plus que ce qu’ils ne chassent »

Période de mise-bas : attention aux chiens !

Par ailleurs, le mois d’avril coïncidant avec le début de la période de mise-bas pour la faune sauvage, la Fédération cantonale jurassienne des chasseurs recommande vivement aux propriétaires de chiens de tenir leurs animaux de compagnie en laisse lors de balades en forêt ou en lisière des bois, pour éviter tout problème. /comm-tbe


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