La société, à la base de la création du Musée des arts de Moutier, peine à renouveler son comité et ses membres. Si le club, qui fête ses 70 ans cette année, périclite, ce sont aussi le Musée et sa collection qui sont en danger
Le Club jurassien des Arts veut une nouvelle jeunesse pour ses 70 ans. La société prévôtoise, créatrice du Musée jurassien des Arts de Moutier, devient vieillissante, selon sa vice-présidente. Hélène Boegli déplore des difficultés de recrutement pour le comité qu’il faudrait renouveler. Si elle admet un manque de publicité et de visibilité du club, dont découle une méconnaissance des activités, elle regrette aussi un manque d’engagement des artistes ou amateurs d’art. « L’enthousiasme du début a disparu », regrette la fille du principal initiateur du club, Max Robert. « Peut-être que les jeunes peintres sont moins intéressés par donner du temps pour une société comme cela. Il y a pourtant plus d’artistes et d’amateurs d’art que dans le temps, mais prêts à donner du temps, peut-être moins », constate la vice-présidente du comité.
La société aide pourtant à la promotion des arts visuels de la région depuis 1953. « À l’époque, les gens connaissaient moins l’art », estime Hélène Boegli. Elle rappelle qu’« il a fallu faire un peu de pédagogie pour vulgariser et populariser l’art régional ».
Sans relève, le Club jurassien des Arts risque donc de s’éteindre. Et c’est justement d’une nouvelle flamme dont il a besoin. « C’est aussi une occasion de revitaliser le tout », pousse Hélène Boegli. Le Club jurassien des Arts cherche des soutiens, notamment des membres cotisants et des membres participants.
Le musée en danger ?
Le Club jurassien des Arts a, depuis 70 ans, constitué une collection et a été à la base de la création du Musée jurassien d’Arts de Moutier.
C’est aussi son avenir qui s’assombrit si le club ne parvient pas à se renouveler. « Je ne sais pas vraiment ce qu’il risque, mais il a besoin de nouveaux locaux pour les collections », explique Hélène Boegli. La vice-présidente du comité ajoute que « les subventions ont fortement baissé. Ce qui réduit le nombre d’expositions et l’engagement de l’institution sur le terrain ». Elle lance donc un appel : « il faut persévérer, il faut le sauver parce que la fondation du musée est basée sur le club. Il faut le sauver parce qu’il participe à la promotion des artistes de la région ».
Hélène Boegli : « Il faut sauver le Club jurassien des Arts »
Un brin pessimiste, Hélène Boegli espère tout de même que des jeunes prendront la relève. /lbe









