Près de 90% des véhicules accidentés durant la tempête du 24 juillet dernier dans les Montagnes neuchâteloises sont considérés comme étant en dégât total. Les professionnels sont à pied d’œuvre pour répondre aux besoins de leurs clients
À l’instar des couvreurs, des bucherons ou des pompiers, les garagistes ne chôment pas. La tempête du 24 juillet dernier à La Chaux-de-Fonds a fait son lot de dégâts sur le parc automobile de la région. Près de 90 % des véhicules sont considérés comme étant en dégât total, constate Leonardo Radice, directeur de garage Asticher dans la Métropole horlogère.
Leonardo Radice : « Cette tempête a provoqué beaucoup de dégâts autour des véhicules »
Le nombre de voitures endommagées est moindre que lors du passage de la grêle en 2021. « Il y a une semaine, on en était à 300 cas ouverts. Quand il y a eu la grêle, c’était plus de 3'000 véhicules touchés », nous a expliqué l’assureur Fabien Chapatte, agent général à La Mobilière Montagnes et Vallées.
Mais les dégâts sont d’un autre type. Directeur du garage de l’Etoile à La Chaux-de-Fonds, Pedro Roxo évoque des briques traversant des pare-brise et tournoyant à l’intérieur de l’habitacle, détruisant tout, la pluie se chargeant d’apporter une touche finale.
« On a des véhicules qui n’ont pas beaucoup de dégâts extérieurs, mais qui ont des dégâts intérieurs importants »
Les clients sont arrivés chez leur carrossier dans les heures qui ont suivi la tempête. Certains, à l’image du garage Asticher, ont mis à profit l’expérience acquise durant les épisodes de grêle des dernières années. « On a pu rapidement mettre en place un drive-in et un service express pour les clients », explique Leonardo Radice, le directeur.
Leonardo Radice : « À ce jour, on a fait environ 150 remplacements de pare-brise »
Si les premiers clients ont rapidement contacté leur garagiste, la deuxième vague de sinistrés a déferlé ces jours, avec la fin des vacances. Comme dans les hôpitaux, les cas sont traités par ordre d’urgence.
Leonardo Radice : « On essaye au plus vite de répondre aux clients, mais on doit respecter l’ordre des choses »
« Le travail d’avant tempête continue », confirme Pedro Roxo. « On décale des rendez-vous, on s’adapte, on trouve des solutions. Les gens comprennent bien qu’on traverse une période difficile et qu’on ne peut pas répondre tout de suite à leur demande, comme on le ferait en temps normal ».
Face au volume de travail, les véhicules de remplacement sont mis à contribution. Au garage de l’Etoile, les quinze voitures prévues à cet effet sont toutes attribuées. Celles du parc d’occasion ont dû être sollicitées. Au total, ce sont près de 25 voitures de courtoisie qui ont été prêtées aux clients.
« On trouvera des solutions au sein du groupe, voire avec les garages du bas, pour nous soutenir dans l’aventure »
Pour les possesseurs d’un véhicule accidenté par la tempête, la procédure est la même que lors des orages de grêle, rappelle Fabien Chapatte, agent général à La Mobilière Montagnes et Vallées. Il faut annoncer le sinistre. Si les dégâts sont mineurs, « on règle ça de façon simple, avec des photos, un devis du garagiste et les réparations. Pour les cas plus compliqués, un expert doit venir constater si le véhicule est réparable ». /cwi











