Le projet d’aire de ravitaillement de Boncourt s’enlise

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Le projet d’aire de ravitaillement de Boncourt s’enlise

Alors que les premières discussions pour un projet d’aire de ravitaillement sur l’A16 à Boncourt datent de 2004, dernièrement les réponses à une question écrite ont fait « exploser » François Lachat

L'ADEP veut développer une aire de ravitaillement à proximité de la plateforme douanière. (photo: archive d'illustration) L'ADEP veut développer une aire de ravitaillement à proximité de la plateforme douanière. (photo: archive d'illustration)

Un coup de fouet sur le projet d’aire de ravitaillement de l’A16 à Boncourt. Dernièrement, le canton a répondu plutôt négativement à une question écrite sur cette possible infrastructure. Un texte qui a fait « exploser » François Lachat : « cette réponse est truffée de contrevérités, d’inexactitudes, voire de mensonges ». Le président de l’Association pour le développement économique du district de Porrentruy suit le dossier depuis 2004, un dossier qui s’enlise. L’ADEP a fourni une étude de faisabilité, co-financée par le canton du Jura. En 2018, les chercheurs de la HE-Arc confirment l’aspect concurrentiel d’une aire de ravitaillement : « Pour l’aire de ravitaillement de Boncourt, la différenciation par rapport à la concurrence se fera sur la praticité du regroupement en un endroit unique d’enseignes multimarques et multiservices proposant des prestations de qualité, adaptées aux besoins actuels des automobilistes ».

Quant au trafic, jugé faible par les autorités cantonales, l’ADEP met en opposition les 17'700 véhicules quotidiens dans le tunnel du Gothard qui propose une aire de ravitaillement à chaque bout et les 23'350 véhicules par jour ouvrable qui passent sur l’A16 à Develier (chiffres de 2022). L’association ajoulote a aussi contacté des investisseurs, qui ont fourni des lettres d’intention en 2022. Trois sociétés s’engagent à placer jusqu’à 10 millions de francs dans ce projet, qui aurait de belles répercussions économiques, touristiques et d’images pour le canton, selon François Lachat.

François Lachat : « J’ai explosé ! »

Le ministre tempère

Le Gouvernement tempère les propos de l’ancien ministre. L’Office fédéral des routes a posé des exigences d’accès pour cette aire de ravitaillement qui n’ont pas encore trouvé de solution. Les autorités cantonales souhaitent aussi obtenir des éléments concernant le financement et les garanties d'établissement et de réalisation du projet. Le ministre des transports indique que le dernier courrier transmis à l’ADEP en janvier 2022 est resté sans réponse. Si l’association possède ces informations, le ministre David Eray et ses services « seront bien contents de les recevoir et de pouvoir continuer ce projet ». Le ministre attend aussi que le porteur de projet fournisse un modèle d’affaires pour confirmer la viabilité du dossier.

David Eray : « Nous n’avons rien reçu de l’ADEP »

Retour au Parlement ?

Quant au député qui a signé la question écrite, Gauthier Corbat ignorait les dernières démarches entreprises par l’ADEP. Si les éléments fournis sont confirmés, l’élu du Centre estime qu’une nouvelle intervention parlementaire semble nécessaire pour donner un signal politique et répondre aux vœux de l’OFROU sur le déploiement potentiel de bornes de recharge électriques rapides sur les autoroutes suisses. /ncp


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