Pas de suite immédiate concernant les phtalates interdits

Le Gouvernement jurassien a indiqué dans une réponse à une question écrite du député socialiste ...
Pas de suite immédiate concernant les phtalates interdits

Le Gouvernement jurassien a indiqué dans une réponse à une question écrite du député socialiste Jude Schindelholz qu’il n’y aurait pour l’heure pas nouvelles mesures prises par le canton dans la lutte contre cette substance chimique

Aucune nouvelle mesure ne sera prises dans la lutte contre les phtalates. (Photo : Office jurassien de l'environnement). Aucune nouvelle mesure ne sera prises dans la lutte contre les phtalates. (Photo : Office jurassien de l'environnement).

Il n’y a pas de nouveautés dans la lutte contre les phtalates interdits pour l’instant. C’est en substance la réponse du Gouvernement à une question écrite du député socialiste Jude Schindelholz déposée au Parlement. Des objets en plastique ont été retirés de la vente dans des commerces jurassiens en début d’année. L’Office de l’environnement, avec la collaboration du laboratoire cantonal de Bâle-Ville, avait détecté cette substance dans leur composition. Les phtalates risquent d’agir comme perturbateur du système hormonal. Après les résultats de cette étude réalisée sur une septantaine d’objets du quotidien, il n’y aura pas forcément de suite.


Une population sensibilisée

« La problématique des phtalates ne saurait être maîtrisée par l’intervention de l’État et la répétition de telles campagnes ». Ce sont les mots utilisés par le Gouvernement dans sa réponse. Il estime toutefois que ce type de campagnes permet de sensibiliser les citoyens. La population a d’ailleurs le droit de demander aux commerçants qui a l’obligation de fournir des renseignements quant à une éventuelle présence de phtalates dans certains objets. Toutefois, aucune liste ne va être divulguée par le canton à la suite de l’étude réalisée pour des questions de concurrence. Les produits testés ont été choisis aléatoirement. D’autres commerces qui vendent les mêmes objets sont peut-être passés entre les gouttes et seraient donc moins impactés que ceux qui ont été testés.

À noter tout de même que tous les produits interdits doivent être détruits par les commerçants qui les ont mis en vente. Les frais d’analyse leur seront également imputés, mais aucune autre sanction n’est pour l’heure prévue. /lge


 

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