La section jurassienne de l’Association transports et environnement (ATE Jura) monte déjà au front contre le projet de tunnel de contournement entre Courrendlin et le hameau des Riedes-Dessus. Elle s’oppose vertement à la proposition émise dernièrement par l’Agglomération de Delémont, qui vise à améliorer la fluidité et la sécurité du trafic routier, tout en réduisant le temps de trajet entre Delémont et Bâle. L’ATE Jura évoque une orientation politique obsolète et en totale inadéquation avec les enjeux climatiques.
Si l’association ne nie pas que l’utilisation de la voiture est une nécessité dans un canton comme le Jura, elle affirme que ce projet de contournement ne répondra pas aux problèmes, mais en créera de nouveaux. « Le projet n’est pas conçu pour les Jurassiens, mais pour le trafic de transit. Nous craignons que ce contournement conduise à la création d’un corridor autoroutier Bâle-Bienne passant par Delémont. Il faut l’éviter à tout prix. L’ATE Jura n’a pas la même lecture du projet que l’Agglomération de Delémont », confie le président de l’association Valère Lovis.
Le report de la construction d’une passerelle à Delémont pointé du doigt
L’ATE Jura déplore par ailleurs la décision du Conseil communal de Delémont de reporter la construction d’une passerelle destinée à la mobilité douce au-dessus des voies CFF. Les autorités ont justifié ce report au regard de la situation financière actuelle de la capitale jurassienne. « Une loi fédérale impose des réalisations de voies cyclables dans un délai relativement court. Plus ces projets sont réalisés rapidement, mieux c’est. Il faut aussi prendre en compte le fait que ces projets perçoivent souvent des subventions de la Confédération. Le risque pour Delémont, malgré sa situation financière actuelle, est de ne pas bénéficier d’argent pour cette passerelle si elle n’est pas construite rapidement. Il est écrit dans l’actuel programme d’agglomération de la Confédération que les travaux doivent être réalisés avant 2025 pour toucher des subventions », argumente Valère Lovis.
L’entretien complet avec le président de l’Association transports et environnement Jura est à écouter ci-dessous :
Valère Lovis : « Nous aimerions que les communes fassent davantage appel à nous. »
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