Prox-iti : Les Breuleux, Les Enfers et Soubey n’adhèrent pas

Les trois communes franc-montagnardes ont décidé de rester en marge de la mise en place d’une ...
Prox-iti : Les Breuleux, Les Enfers et Soubey n’adhèrent pas

Les trois communes franc-montagnardes ont décidé de rester en marge de la mise en place d’une déchèterie mobile dans le district. Éclairage.

Trois communes taignonnes ont décidé de ne pas adhérer au projet de déchèterie mobile initié dans les Franches-Montagnes. (Photo libre de droits : illustration) Trois communes taignonnes ont décidé de ne pas adhérer au projet de déchèterie mobile initié dans les Franches-Montagnes. (Photo libre de droits : illustration)

Nous vous l’annoncions mardi : une déchèterie mobile va voir le jour le 1er janvier prochain dans sept communes franc-montagnardes et à La Ferrière. Ce service itinérant baptisé « Prox-iti » fera le tour des villages concernés pour permettre à population de se débarrasser des déchets encombrants jusqu’à 37 fois par année. Un des objectifs des partenaires est de répondre aux exigences cantonales en matière de gestion des déchets, notamment la taxation des encombrants, la mise à disposition d’infrastructures pour leur tri et la surveillance des sites.

A ce sujet, les communes jurassiennes ont reçu un courrier du canton l’été dernier : elles doivent proposer à leurs habitants une structure adéquate pour l’évacuation des encombrants et établir une taxe causale. L’Etat procédera à une évaluation dans les premiers mois de 2025 pour s’assurer du respect de la loi. A ce jour, certaines communes ne rempliraient pas tous les critères. Le canton recommande les adhésions aux systèmes régionaux ou intercommunaux.


Les arguments des Breuleux, des Enfers et de Soubey

Et justement, trois communes taignonnes ont refusé d’adhérer à « Prox-iti » : Les Breuleux, Les Enfers et Soubey. Un choix assumé. A Soubey, c’est un « non » catégorique. « On n’a pas les moyens », clame d’entrée le maire Jacques Tosoni. Il insiste sur le fait que sa commune ne comprend que 120 habitants, qu’elle n’a pas d’industrie et qu’elle est composée de 65% de résidences secondaires. L’évacuation des encombrants – deux fois par année – n’est pas taxée. « On passera à la moulinette, on se fera ramasser, mais tant pis ! », exprime Jacques Tosoni.

Aux Enfers, le maire Vincent Schmitt indique que la solution « Prox-iti » n’est pas satisfaisante, car la commune n’a pas de place pour accueillir ce concept. Les encombrants sont ramassés deux fois par an par un partenaire privé. Ils sont taxés et le Conseil communal assure la surveillance, selon Vincent Schmitt. Les Enfers vont toutefois observer le fonctionnement de « Prox-iti » et pourraient revoir leur copie à l’avenir, si la population en émet le souhait. « Mais c’est cher », dit le maire.

Aux Breuleux, enfin, le maire Renaud Baume affirme disposer déjà d’un système complet et peu coûteux. Le ramassage des encombrants a lieu une fois par mois par divers partenaires, sous la surveillance du personnel communal. La taxe d’évacuation est comprise dans la taxe de base, indique Renaud Baume. Le maire précise encore que l’établissement d’une taxe causale serait « une démarche lourde » à accomplir. /rch


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus