Un acquittement dans l’affaire de la tête de cochon à Cornol

L’ancien élu communal qui comparaissait devant le Tribunal de première instance a été libéré ...
Un acquittement dans l’affaire de la tête de cochon à Cornol

L’ancien élu communal qui comparaissait devant le Tribunal de première instance a été libéré des infractions de souillure à la propriété d’autrui et d’injures. Il était accusé d’avoir déposé une tête de porcelet dans la boîte à lettres d’un membre de l’exécutif.

La justice jurassienne a rendu son verdict pour une tête de porcelet déposée dans la boîte aux lettres d'un conseiller communal de Cornol.  (Photo d'archives : illustration / Georges Henz). La justice jurassienne a rendu son verdict pour une tête de porcelet déposée dans la boîte aux lettres d'un conseiller communal de Cornol.  (Photo d'archives : illustration / Georges Henz).

Un acquittement a été prononcé dans l’affaire de la tête de cochon déposée dans la boîte à lettres du conseiller communal Michel Comment à Cornol. Le juge pénal du Tribunal de première instance, David Cuenat, a rendu son verdict vendredi matin. L’ancien élu communal qui figurait sur le banc des accusés a été libéré des infractions de souillure à la propriété d’autrui et d’injures, mais il devra assumer une partie des frais de procédure.

Le juge a tout d’abord souligné que l’affaire qui remonte à octobre 2023 était plus complexe qu’il n’y parait. David Cuenat a rappelé l’existence de vives tensions entre les deux hommes. Sur la base du dossier, il a indiqué que seuls deux cochons de lait avaient été livrés le week-end en question à Cornol et que la famille du prévenu était la seule à avoir gardé la tête. Ce qui fait dire au juge que c’est bel et bien cette tête de porcelet qui s’est retrouvée dans la boite à lettres du plaignant.


Des zones d’ombre

David Cuenat a, par ailleurs, relevé certaines contradictions dans les déclarations de l’accusé. Malgré tout, de nombreuses zones d’ombres subsistent autour du déroulement de la soirée bien arrosée qui a vu le prévenu et son entourage manger le cochon de lait. Le juge a estimé que le doute devait profiter à l’accusé. Il a ainsi retenu que ce n’était pas lui qui avait déposé la tête de cochon. Selon David Cuenat, le prévenu en sait toutefois davantage qu’il veut en dire et il connait probablement l’identité de l’auteur des faits. L’hypothèse selon laquelle le prévenu tente de couvrir une personne de son entourage est possible d’après le juge, ce qui l’a poussé à lui imputer une partie des frais de procédure.

Les parties ont dix jours pour faire appel de cette décision. /alr


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