Commentaire : l’élection au Gouvernement jurassien oscille entre incertitudes et divination

L’arrivée de Moutier dans le Jura et la candidature du ministre Martial Courtet en tant qu’indépendant ...
Commentaire : l’élection au Gouvernement jurassien oscille entre incertitudes et divination

L’arrivée de Moutier dans le Jura et la candidature du ministre Martial Courtet en tant qu’indépendant constituent les grandes incertitudes du scrutin, selon l’analyse de notre journaliste.

L'arrivée de Moutier et la candidature en tant qu'indépendant du ministre Martial Courtet ouvre les jeux pour l'élection au Gouvernement jurassien. (Photo : Georges Henz). L'arrivée de Moutier et la candidature en tant qu'indépendant du ministre Martial Courtet ouvre les jeux pour l'élection au Gouvernement jurassien. (Photo : Georges Henz).

Les incertitudes pèsent sur l’élection au Gouvernement. À l’issue du dépôt des listes ce lundi midi, deux candidats de dernière minute sont entrés en lice dans la course à l’exécutif : le ministre Martial Courtet (Le Centre) en tant qu’indépendant et Pascal Prince (HelvEthica). Au total, 18 candidats briguent l’un des cinq sièges au Gouvernement, dont les sortants Rosalie Beuret Siess (PS) et Stéphane Theurillat (Le Centre).

Le commentaire de François Comte :

Deux incertitudes majeures planent sur l’élection au Gouvernement. La première, c’est celle de l’arrivée de Moutier dans le Jura et de l’impact de l’électorat prévôtois sur le scrutin. L’UDC avec son candidat unique Fred-Henri Schnegg ne cache pas qu’il compte sur cette opportunité pour faire son entrée au Gouvernement, ce qui constituerait une première dans l’histoire du canton du Jura. Le PS et Le Centre lorgnent également sur l’électorat de Moutier avec chacun un candidat prévôtois, soit respectivement Valentin Zuber et Clément Piquerez.

La seconde inconnue, c’est évidemment la candidature de Martial Courtet en tant qu’indépendant. Le ministre sortant pourrait faire de l’ombre à la liste du Centre mais difficile de dire dans quelle mesure. Sa présence pourrait priver le parti de certaines voix, ce qui ferait l’affaire d’autres candidats, principalement le PCSI Damien Chappuis mais aussi, pourquoi pas, le PLR Martin Braichet, voire l’UDC Fred-Henri Schnegg, même si l’arrivée de Jean-Paul Lachat sur la liste du Centre - avec son profil « paysan » - pourrait aussi porter préjudice à l’agrarien. Impossible, à ce stade, de se lancer dans le jeu des pronostics, si ce n’est que le PS devrait décrocher au moins 2 sièges et Le Centre un au minimum. Aller plus loin relèverait des arts divinatoires.


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