Une condamnation partielle et un acquittement pour des manifestants anti-géothermie

Deux personnes ont comparu mardi devant le Tribunal de première instance. L’une d’elles a été ...
Une condamnation partielle et un acquittement pour des manifestants anti-géothermie

Deux personnes ont comparu mardi devant le Tribunal de première instance. L’une d’elles a été reconnue coupable de violation de domicile pour être entrée sur le site du projet à Glovelier et avoir grimpé sur un silo.

La manifestation s'était déroulée sous la pluie le 24 mai 2024. (Photo : archives).  La manifestation s'était déroulée sous la pluie le 24 mai 2024. (Photo : archives). 

La justice jurassienne s’est une nouvelle fois penchée sur une manifestation contre le projet de géothermie profonde. Un opposant a été condamné mardi matin pour violation de domicile. Il avait pénétré en mai 2024 sur le site de Glovelier et escaladé un silo pour y poser une banderole. Il a écopé de 15 jours-amende à 30 francs avec sursis pendant deux ans. Une autre manifestante, qui devait répondre d’entrave à la circulation publique, a, par contre, été acquittée par le Tribunal de première instance.

D’abord pacifique, la manifestation du 24 mai 2024 avait dégénéré autour du site de la géothermie profonde. L’homme qui avait escaladé une barrière avant de grimper sur un silo a reconnu les faits. Dans sa plaidoirie, il a toutefois indiqué qu’aucun agent de sécurité ne lui avait demandé de descendre. Quand la police l’a fait, il s’est exécuté et ne s’est pas rebellé. Pour le juge Julien Cattin, la présence de barrières fermées montrait clairement que le promoteur ne voulait pas qu’on pénètre sur le site. Le tribunal a donc considéré que la violation de domicile était avérée.


Des accusations écartées

Il a, en revanche, libéré le prévenu de l’infraction d’émeutes. La majorité des manifestants étaient pacifiques et seules quelques personnes s’en sont prises aux barrières. L’accusation d’entrave à la circulation a aussi été repoussée, tout comme pour l’autre manifestante qui comparaissait devant la cour. En effet, le juge a estimé qu’un élément faisait défaut, à savoir la mise en danger de la vie ou de la propriété d’autrui ou de l’intégrité corporelle des personnes.

Huit personnes avaient été déjà été jugées en lien avec une autre manifestation de juillet 2023. Elles avaient également été libérées de l’accusation d’émeutes, mais avaient écopé de jours-amendes avec sursis pour violation de domicile. /alr


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