Le collectif de citoyennes pour la dignité des terres a fait part de son opposition à l’installation de 10'000 panneaux solaires. L’assemblée communale aura le dernier mot lundi soir.
Les terres agricoles de St-Brais doivent être protégées. Un collectif de citoyennes est récemment sorti du bois pour s’opposer au projet de parc solaire dans le village franc-montagnard. Dans un manifeste, le groupe de huit femmes dit refuser que les communes rurales soient transformées en zones industrielles sous prétexte de transition énergétique. Le collectif de citoyennes pour la dignité des terres estime que la « course à la production, dictée par des intérêts extérieurs, menace nos paysages, notre souveraineté alimentaire et notre autonomie locale ».
L’habitante de St-Brais Pascale Hoffmeyer, déjà connu pour son engagement contre les éoliennes, est à l’origine de la démarche qui réunit des femmes de toute la Suisse. « Je pensais vraiment que St-Brais avait fait sa part pour cette transition énergétique. Je suis tombée des nues quand j’ai vu qu’arrivait ce projet solaire gigantesque dans un village de 280 habitants, déjà très amoindri par les éoliennes », explique Pascale Hoffmeyer. Selon l’opposante, les champs ne doivent pas être utilisés pour poser des panneaux solaires.
Pascale Hoffmeyer : « C’est un non-sens. »
L’assemblée communale de St-Brais devra se prononcer lundi sur ce projet porté par les Services industriels bâlois et qui prévoit la pose de 10'000 panneaux photovoltaïques sur une surface de 20 hectares, soit l’équivalent de 30 terrains de football. /alr









