Le Parti socialiste jurassien a décidé mardi soir lors de son congrès d’envoyer Rosalie Beuret Siess, Raphaël Ciocchi et Valentin Zuber au second tour de l’élection au Gouvernement jurassien.
Le Parti socialiste jurassien a validé mardi soir sa stratégie pour le second tour de l’élection au Gouvernement jurassien. Il mise sur ses trois candidats qui ont terminé dans le top-5 ce dimanche, à savoir la ministre sortante Rosalie Beuret Siess, Raphaël Ciocchi et Valentin Zuber. Ce ticket pour le 9 novembre a été validé par 79 des 120 membres du PSJ présents au restaurant du Jura à Bassecourt. « Ce choix de partir à trois a été dicté par les résultats du premier tour et surtout par le faible écart entre Raphaël Ciocchi et Valentin Zuber. Ce choix aurait été très difficile et injuste », explique la co-présidente ad intérim du parti Jelica Aubry-Janketic. Elle assure aussi que le risque de disperser les voix peut être limité en menant une campagne unie, disciplinée et cohérente.
Jelica Aubry-Janketic : « Le choix de partir à trois a été dicté par les résultats du premier tour. »
Des discussions nourries
Si de nombreux membres du PSJ ont salué la volonté du comité directeur de partir à trois sur le ticket, plusieurs voix se sont élevées pour y inscrire également le nom de Sarah Gerster. Pour Florence Girard, conseillère communale du Noirmont, cette décision d’évincer la Taignonne pourrait déplaire aux Francs-Montagnards et les démobiliser. Ces propos ont été soutenus par l’ancien maire de Saignelégier René Girardin qui indiquait que partir à trois ou à quatre ne changerait pas grand-chose. D’autres personnalités du parti ont tenu à rappeler qu’un second tour n’est pas semblable à un premier. C’est le cas de Leïla Hanini qui a souligné que le peuple ne votait plus uniquement pour les partis, mais surtout pour les personnalités. Si cette option avait été envisagée aussi par le comité directeur, il indique avoir pris en compte l’écart plus important au niveau des voix pour prendre une décision. A noter encore que Pierre Brulhart a plaidé pour un ticket à deux noms, car, pour lui, avoir une majorité de gauche au Gouvernement avec un Parlement qui tire à droite provoquerait des blocages au niveau du fonctionnement. Là encore, le comité directeur assure être conscient de ce problème, mais il est prêt à y faire face, tout comme la majorité de l’assemblée qui a montré sa volonté de décrocher trois sièges à l’exécutif. Une volonté motivée par plusieurs motifs comme le fait que « le PSJ détient à lui seul la clé qui est susceptible d’ouvrir la porte ou non à l’UDC », à en croire Jean Moritz. Le Parti socialiste espère toutefois pouvoir compter sur l'appui des autres partis de gauche lors de ce second tour.
Le cas de Martial Courtet est revenu sur le tapis
Les deux ministres socialistes, Nathalie Barthoulot et Rosalie Beuret Siess, se sont exprimées mardi soir sur le cas de leur collègue Martial Courtet. Elles ont indiqué, au travers d’un discours commun, être témoins du climat de peur et des dysfonctionnements qui en découlent au niveau de l’administration, du Parlement et du Gouvernement et que ce n’était pas possible de travailler dans un esprit de collégialité avec lui. /lge













