Sorti d’une courte période de retraite en 2024, le cardio-chirurgien pédiatre jurassien prévoit de réduire son temps de travail en 2026, sans délaisser les missions à l’étranger pour sa fondation « Le Petit Cœur ».
De retour dans sa région d’origine vendredi dernier à l’occasion de la Foire du Jura, René Prêtre a confié qu’il devrait progressivement réduire sa collaboration avec le CHUV de Lausanne. Le cardio-chirurgien pédiatre jurassien avait repris son travail à plein temps l’année passée, après une courte période de retraite. « Pendant plus d’une année, j’ai repris le travail à 100% parce qu’il y avait eu des soucis avec mon prédécesseur. Je suis encore beaucoup impliqué, mais j’espère qu’à partir du 1er janvier 2026, je pourrai enfin réduire mon travail à deux jours par semaine », sourit René Prêtre qui ne reparle cependant pas de « retraite ».
René Prêtre : « Je pense qu’il faut toujours rester un peu actif. »
« Je pense qu’il faut toujours rester un peu actif, surtout quand on aime ce que l’on fait. Ce n’est pas une contrainte pour moi, plutôt un plaisir. » Le lendemain de son passage à Delémont, le célèbre chirurgien s’envolait déjà pour l’Afrique dans le cadre de sa fondation « Le Petit Cœur » avec qui il continue d’enchaîner les missions.
Il veut encore vivre des « expériences de vie extraordinaires » à l’étranger
« Je vais continuer à faire trois ou quatre missions par année. Là c’est aussi un énorme plaisir, ce n’est que du travail opératoire et je n’ai aucun travail administratif parce que ce n'est pas mon fort ! Et puis vous rencontrez des gens et des situations inédites, alors qu’ici tout est tellement réglé qu’il n’y a presque plus de surprise. Cela augmente les anecdotes extraordinaires et expériences de vie qui sont à 90% positives », relève le Boncourtois d’origine. Et des anecdotes, il n’en manque pas. « Vous vous retrouvez des fois en concurrence avec le sorcier du village, ça fait rigoler, mais ça existe ! Je me souviens aussi d’un papa qui avait vendu une de ses cinq vaches pour emmener son enfant afin que l’on puisse l’opérer. Mais quand il est arrivé, c’était trop tard, ce cœur était à bout de souffle, le voir repartir avec les efforts qu’il avait faits était, comme on dit, un crève-cœur. » /jpi









