Le prix du litre de lait pourrait tomber à 52 centimes au printemps prochain. Les agriculteurs sont à la recherche de solutions face à une situation compliquée. Témoignage d’un producteur de lait de Courcelon.
Une diminution du prix du lait qui inquiète les agriculteurs. AgriJura a communiqué il y a dix jours sur une chute drastique du prix de ce produit au printemps prochain. Il pourrait tomber à 52 centimes le litre contre 62 aujourd’hui. Un prix qui n’aurait jamais été aussi bas depuis une décennie.
Ce problème est récurrent depuis plusieurs années pour les agriculteurs. Une nouvelle baisse se conjuguerait aujourd’hui avec plusieurs autres problèmes financiers. « Les frais de production ont pris l’ascenseur. On connaît aussi une diminution des paiements directs qui est particulièrement abrupte dans les exploitations laitières de plaine », témoigne Dominique Erard, agriculteur à Courcelon.
Un prix fixé aujourd’hui à 62 centimes
Dominique Erard indique qu’il vend aujourd’hui son lait à 62 centimes le litre. Une baisse à 52 centimes pourrait rendre la situation financière des agriculteurs insoutenable selon Dominique Erard : « Si le salaire horaire descend à 12 francs, contre 17 en moyenne actuellement, nous n’arriverons plus à payer l’augmentation des primes d'assurance maladie par exemple. »
Dominique Erard : « Un prix de 52 centimes est extrêmement bas. »
L’abattage en masse n’est pas une solution
Les agriculteurs sont à la recherche de solutions pour faire face à une diminution du prix du lait. L’abattage en masse n’en est pas une pour AgriJura même si les prix de la viande sont élevées. Dominique Erard partage le point de vue de la faîtière de l’agriculture jurassienne. La crise de la maladie de la langue bleue à peine passée, un producteur de lait ne peut pas « détruire tous les investissements qu’il a faits dans son élevage » en abattant des animaux. L’agriculteur de Courcelon estime que « chaque agriculteur doit étudier les possibilités qu’il aurait pour réduire les frais sur son exploitation. » Dominique Erard ajoute finalement qu’« on arrive au bout des solutions et que c’est cela qui est dramatique et qui fait peur. » /fwo









