L’ancien ministre PDC Jean-François Roth livre son regard sur la manière dont pourrait fonctionner le nouveau Gouvernement jurassien et sur la stratégie adoptée par son parti, Le Centre, pour l’élection à l’exécutif cantonal dont le second tour a eu lieu dimanche.
Le nouveau Gouvernement jurassien issu du deuxième tour des élections cantonales de dimanche a donc basculé à gauche avec trois socialistes et deux centristes. Faire partie d’un exécutif cantonal majoritaire, Jean-François Roth a connu cette situation dans les années 90 lorsque le PDC occupait trois fauteuils de ministres. La situation était toutefois différente puisque la majorité du Parlement correspondait à celle du Gouvernement, alors que le prochain exécutif cantonal à majorité de gauche devra fonctionner avec un législatif à droite. Jean-François Roth estime que le nouveau Gouvernement doit dorénavant essayer de « former une équipe » et de présenter « des projets porteurs » pour l’État jurassien qui seront susceptibles de réunir des majorités, parfois « même en dehors des deux forces principales qui composent le Gouvernement ». « Tout reste ouvert et tout dépendra également de la bonne volonté des uns et des autres », souligne l’ancien ministre PDC qui estime que « les risques de blocages peuvent être évités ».
Jean-François Roth : « Il faut éviter, pour le parti majoritaire, les tentatives de coups de force, sans quoi vous allez cabrer le Parlement. »
Jean-François Roth revient aussi sur la stratégie adoptée par son parti, Le Centre, pour l’élection au Gouvernement. L’ancien ministre était partisan d’un maintien d’une liste à cinq candidats, et non à quatre, à la suite de l’éviction de Martial Courtet. « J’estimais que le vide appelle toujours des apports qui ne sont peut-être pas toujours efficaces pour la liste donc il fallait absolument la compléter », rappelle l’ancien ministre PDC. Jean-François Roth souligne aussi la qualité de la candidature de Jean-Paul Lachat et la mobilisation des militants qui ont permis au maire de Clos du Doubs d’opérer une remontée spectaculaire. « L’affaire Courtet a paralysé les élections et les grands partis ont serré les boulons à fond », constate également Jean-François Roth. /fco













