L’ancien conseiller d’Etat neuchâtelois Laurent Kurth se montre confiant pour le nouvel exécutif jurassien, désormais à majorité de gauche face à un Parlement de droite. Selon lui, les défis actuels du canton pourraient au contraire renforcer la cohésion et la collégialité du gouvernement.
L'ancien conseiller d'Etat neuchâtelois Laurent Kurth, qui a travaillé de 2013 à 2021 dans un exécutif socialiste faisant face à un législatif de droite, ne se dit « pas si inquiet que ça » pour le futur gouvernement jurassien qui se retrouve dans la même situation. Les difficultés que traverse le canton peuvent aider à recréer une collégialité, avance-t-il.
Il est important que les deux partis représentés au gouvernement - le PS et le Centre - forment à eux deux une majorité au Parlement, explique l'ancien élu. « Il faudra qu'ils s'entendent sur un programme et qu'ils fassent un travail constructif, mais j'ai l'impression qu'il y a une volonté d'avancer ensemble. » La répartition des départements peut jouer un rôle important, poursuit-il.
Les difficultés que le canton du Jura a connues ces derniers temps - concernant les finances et la collégialité - peuvent fonctionner comme un électrochoc pour le nouvel exécutif. « En 2013, à Neuchâtel, nous sortions d'une grave crise institutionnelle, rappelle Laurent Kurth. Une union sacrée s'était créée derrière », ce qui avait permis à l'exécutif de gauche de travailler en bonne entente avec le législatif de droite.
Pour surmonter ces difficultés, il est toutefois primordial de « sortir d'une logique partisane », souligne-t-il. /ATS













