Une personne a marqué l’année politique jurassienne : Martial Courtet. Du dépôt d’une question écrite au printemps à sa défaite aux élections cantonales, le ministre a beaucoup fait parler de lui.
Le 11 avril 2025, la députée écologiste Pauline Godat interpelle le Gouvernement jurassien sur de nouveaux départs au Département de la formation, de la culture et des sports. Un mois plus tard, l’enquête de RFJ met le doigt sur la dégradation des relations entre Martial Courtet et nombre d’anciens collaborateurs qui évoquent un sentiment de peur.
Martial Courtet : « J’ai un management assez direct, vous le savez. »
Dans la foulée, le Gouvernement demande un audit interne qui relève le 20 août une « peur généralisée » et dénonce d’importants « déficits managériaux » du ministre. Martial Courtet s’engage à mettre en œuvre un plan d’action personnel, y compris une formation en management.
« Je regrette vivement que les employés aient pu se sentir dans cette situation. »
La conclusion de l’audit recommande notamment à Martial Courtet une nouvelle orientation de carrière. Dans la foulée, son parti - le Centre - le retire de sa liste pour l’élection au Gouvernement jurassien et propose Jean-Paul Lachat à sa place. Le ministre de la Formation, de la Culture et des Sports confirme sa volonté de briguer un troisième mandat gouvernemental et se lance en indépendant. Le 19 octobre, il décroche la troisième place du premier tour. Un excellent résultat qui n’est pas confirmé au second tour du 9 novembre. Septième, Martial Courtet doit abandonner son siège alors que l’électeur plébiscite les trois représentants socialistes et les deux du Centre.
« Je n’ai pas de rancune, c’est le jeu politique. »
Martial Courtet a fait ses adieux au Parlement le 17 décembre dernier. On ignore encore de quoi son avenir sera fait. /rce
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