Le loup rôde en Ajoie mais n’empêche pas la transhumance de moutons. Une attaque a été recensée dans la nuit de mardi à mercredi du côté de Charmoille. Trois brebis ont été tuées par deux canidés, selon un communiqué de l’Office de l’environnement. Et à quelques centaines de mètres de là, un troupeau de 450 bêtes passe les nuits dans un parc surveillé par trois chiens de protection. Le berger Roland Hammel de Soulce pratique la transhumance et se trouvait à côté de ses animaux le soir de l’attaque, mais il n’a rien constaté. « Sincèrement on n’a rien remarqué du tout. Les chiens aboient toujours un peu », indique l’éleveur de Soulce.
Avec ses chiens de protection, il dit ne pas avoir d’inquiétude. Lui et son employée dorment sur place, à côté du troupeau. Roland Hammel a déjà été en alpage au Valais avec des moutons et n’a jamais eu de dégâts malgré la présence avérée de loups. « Mais ça peut toujours arriver. Il y a des loups plus virulents, plus malins que d’autres. » Lui-même n’a jamais vu de loup.
Roland Hammel : « On peut s’inquiéter pour d’autres. »
Si Roland Hammel ne s’inquiète pas pour son propre troupeau, il s’inquiète pour les autres. « Les gens qui ont de petits troupeaux, quelques moutons dans un verger, ce sont des cibles faciles. » Le berger comprend que pour les agriculteurs qui possèdent quelques moutons il est difficile de prendre un chien de protection. Roland Hammel précise que détenir un chien de la race Abruzze demande du temps et de l’argent : « ça vaut la peine si on a beaucoup de moutons ». /ncp









