Quatre ans de prison pour un compagnon qui contrôlait tout

Les juges du Tribunal pénal ont condamné un Jurassien pour avoir fait vivre un enfer à son ...
Quatre ans de prison pour un compagnon qui contrôlait tout

Les juges du Tribunal pénal ont condamné un Jurassien pour avoir fait vivre un enfer à son ex-compagne durant plusieurs années en raison de l’emprise qu’il exerçait.

Le Tribunal a reconnu l'emprise pour condamner le prévenu à une peine de quatre ans de prison. Le Tribunal a reconnu l'emprise pour condamner le prévenu à une peine de quatre ans de prison.

Un Jurassien a été condamné jeudi après-midi à quatre ans de privation de liberté par le Tribunal pénal de première instance à Porrentruy. Le prévenu devait répondre de 13 chefs d’accusation. Il a finalement été reconnu coupable pour viol, contrainte sexuelle, encouragement à la prostitution, lésions corporelles simples, voies de fait, injures, menaces, contrainte, diffamation et violation du domaine secret ou du domaine privé au moyen d’un appareil de prise de vues. Cet homme a fait régner un climat de peur dans son couple durant plusieurs années et le tribunal a d’emblée admis dans son jugement qu’il y avait emprise psychique et physique. La plaignante vivait dans un climat de « quasi terreur » et obéissait à son compagnon qui contrôlait tout de sa vie, au point de lui imposer des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Même s’il est difficile de tout connaître du huis clos des couples, les juges ont estimé que la plaignante était crédible par la constance de ses déclarations et celles des témoins, dont l’ex-femme du prévenu. La plaignante s’était aussi confiée à plusieurs thérapeutes bien avant l’intervention de la police sur dénonciation de sa sœur en octobre 2023. Le prévenu s’est vu reprocher sa mauvaise foi, tout comme l’absence de regrets et de prise de conscience. Le procureur avait requis lundi cinq années de privation de liberté, ce sera quatre ans plus deux mois pour la révocation d’un précédent sursis, ainsi que 15'000 francs à verser à la victime pour tort moral. Les parties disposent d’un délai de 10 jours pour annoncer un appel de ce jugement. /rce


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