De la prison avec sursis pour un viol collectif

Deux jeunes hommes ont été condamnés mercredi après-midi par la juge pénale pour viol et contrainte ...
De la prison avec sursis pour un viol collectif

Deux jeunes hommes ont été condamnés mercredi après-midi par la juge pénale pour viol et contrainte sexuelle envers une jeune femme de leur âge. Les faits s’étaient déroulés lors d’un after en juin 2022 en Ajoie.

Le jugement a été rendu mercredi après-midi par la juge pénale. (Photo : archives). Le jugement a été rendu mercredi après-midi par la juge pénale. (Photo : archives).

Le verdict est tombé pour les trois jeunes hommes qui ont comparu mardi devant le Tribunal de première instance à Porrentruy. Deux d’entre eux ont été condamnés mercredi après-midi pour viol et contrainte sexuelle envers une jeune femme de leur âge. Ils ont écopé de 21 et 23 mois de prison avec sursis pour un plan à trois qui a dégénéré en juin 2022 lors d’un after dans un village d’Ajoie. Le troisième prévenu chez qui la soirée s’est déroulée a été acquitté.


Des messages explicites

La juge pénale a estimé que les messages échangés entre les deux condamnés n’allaient pas dans le sens d’un rapport consenti. Pour rappel, ils avaient notamment écrit « La pauvre », « Je n’ai jamais envoyé des claques pareilles » ou encore « Il y en a qui auraient porté plainte pour moins que ça », utilisant même le terme « viol ». La juge Alice Sandoz a indiqué qu’ils avaient créé, par la violence utilisée, une situation de contrainte, tout en étant conscients de l’état d’ébriété de la plaignante et de ses capacités de résistance amoindries. La magistrate a aussi insisté sur la crédibilité des déclarations de la jeune femme qui ont été constantes et relativement claires, contrairement à celles des deux prévenus.

Le troisième jeune homme chez qui l’after s’est déroulé a donc été acquitté. S’il a également eu une relation sexuelle avec la victime ce soir-là, il n’y a aucun indice allant dans le sens d’un rapport sous la contrainte.


Une expulsion du territoire suisse

La juge a, par ailleurs, prononcé une expulsion du territoire suisse pendant cinq ans pour l’un des deux prévenus qui est ressortissant français. Les peines ont été légèrement allégées par rapport aux réquisitions du Ministère public en raison de la durée de la procédure.

Ce jugement peut faire l’objet d’un appel dans les dix jours. /alr


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