Le Gouvernement jurassien pas convaincu par un rapport cantonal sur le mal-être au travail

L’exécutif cantonal estime, en réponse à une question écrite, qu’une étude spécifique sur le ...
Le Gouvernement jurassien pas convaincu par un rapport cantonal sur le mal-être au travail

L’exécutif cantonal estime, en réponse à une question écrite, qu’une étude spécifique sur le mal-être au travail dans le Jura n’apporterait que « peu d’éléments complémentaires » par rapport à l’Enquête suisse sur la santé.

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Le Gouvernement jurassien n’est pas acquis à l’idée de réaliser un rapport cantonal sur le mal-être au travail. Il a ainsi répondu à une question écrite de Patrick Cerf (PS). Le député de Corban demandait à l’exécutif s’il existait des données en la matière dans le Jura et, si tel n’était pas le cas, d’envisager un rapport sur le sujet. Il s’appuyait sur des chiffres dévoilés en 2024 et qui sont issus de l’Enquête suisse sur la santé pour la période 2012-2022. Le document montre une augmentation du stress au travail, de l’épuisement émotionnel – qui est le prélude au burnout – et de l’absentéisme moyen pour troubles psychiques. Dans sa réponse, l’exécutif cantonal se dit conscient de l’importance de la dégradation de la santé psychique et des coûts qu’elle représente. Aucune donnée cantonale n’est toutefois disponible en la matière dans l’économie privée et il est très difficile d’établir des estimations. Le Gouvernement souligne aussi que l’Enquête suisse sur la santé se base sur une autodéclaration dans le cadre d’un sondage. Il n’existe ainsi aucune réelle base de données, même si l’exécutif cantonal part du principe que la situation dans le Jura ne doit pas être différente de celle au niveau national. Le Gouvernement estime ainsi qu’un rapport cantonal « n’apporterait que peu d’informations complémentaires » et qu’il « n’aurait pas de grande plus-value au vu des moyens requis pour son élaboration ». L’exécutif cantonal précise, enfin, que l’État jurassien a mis en place diverses mesures de prévention et de soutien, en tant qu’employeur. Il indique également que les employés qui éprouveraient des besoins spécifiques peuvent s’adresser au Groupe de confiance ou aux deux psychologues du service d’appui et de conseil. /comm-fco


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