Une plaquette posée et un sapin planté en signe de mémoire et de reconnaissance. Par ces actes symboliques, le GLM a marqué samedi le rachat des terres convoitées par l’armée pour y implanter une place d’armes aux Franches-Montagnes.
Le 4 juin 1976, les maires et secrétaires communaux des Genevez, Lajoux et Montfaucon rencontrent sous un sapin du Bois-Rebetez des représentants de la Confédération. Objectif : finaliser en toute discrétion l’acte de vente, ou plutôt, de rachat par les communes francs-montagnardes des terres convoitées par l’armée. Bostryché mais toujours debout, le sapin en question fait mémoire de ce rendez-vous. « Ce jour-là a été un moment essentiel dans la sauvegarde des Franches-Montagnes », estime Jean-René Brahier, gérant du GLM depuis 36 ans.
Ce samedi matin, une cinquantaine de personnes ont assisté à un moment symbolique fort mis sur pied par le syndicat GLM (Les Genevez-Lajoux-Montfaucon), qui gère ces 5 fermes et 289 hectares depuis l’entrée en souveraineté du canton du Jura. Sur le pâturage du Bois-Rebetez et en présence des différents fermiers, une plaque commémorative a été posée sur une pierre auprès de laquelle un sapin a été planté. « Soyons conscients que sans la détermination de beaucoup de personnes, nous ne serions pas parvenus à garder notre beau coin de pays », a déclaré Théo Gerber, enfant de ces terres et actuel président du GLM, qui a adressé ses « sincères remerciements à toutes les personnes qui ont pris part à cette lutte ».
Jean-René Brahier : « Ce 4 juin 1976 a été essentiel pour la sauvegarde des Franches-Montagnes. »
Le GLM organisera encore deux évènements pour commémorer ce moment qui a mis un terme définitif à l’Affaire de la Place d’armes. Une exposition pour le public et surtout les écoles se tiendra début novembre aux Genevez et un banquet officiel à Lajoux le 30 décembre, soit 50 ans jour pour jour après la signature de l’acte de vente. /clo









