L’autrice genevoise dédicacera son roman graphique « Vol 111, sous les vagues » ce week-end dans le cadre de Delémont’BD. L’ouvrage revient sur le crash d’un vol SwissAir le 2 septembre 1998 et sur la disparition des grands-parents de Talel Aronowicz dans l’accident.
Ouvrir la boîte noire familiale et explorer le deuil. C’est la démarche entreprise par Talel Aronowicz dans son premier roman graphique publié en avril : Vol 111, sous les vagues revient sur le crash du vol SwissAir qui reliait New York à Genève le 2 septembre 1998. Parmi les 229 personnes disparues dans l’accident se trouvaient les grands-parents de l’autrice. À l’époque, sa famille évoque peu le drame, avoue la Genevoise. Elle décide de rouvrir ce chapitre 25 ans plus tard et mène l’enquête pour comprendre l’accident, l’histoire de ses grands-parents ou encore l’impact de la situation sur sa mère.
« Je pense que c’était pas un secret, comme il peut y en avoir dans certaines familles. Tout le monde savait que ce crash avait eu lieu. Mais c’était quelque chose de très sensible, dont on n’osait pas parler parce qu’on avait peur de faire de la peine », explique-t-elle. L’ancienne avocate avoue que le processus a été long et souvent triste. Elle reconnait pourtant que ces discussions ont permis de (re)créer du lien et de l’empathie entre les membres de sa famille.
Talel Aronowicz : « La bande dessinée parle surtout de ça : comment on arrive à libérer la parole sur un sujet difficile. »
Talel Aronowicz dédicacera son roman graphique Vol 111, sous les vagues, dans le cadre de Delémont’BD ce samedi entre 14h et 16 ainsi que dimanche entre 12h et 18h. Retrouvez un entretien complet avec l’autrice sur le site de la radio Grrif./cto-jad









